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jeudi 8 janvier 2015

L'homosexualité en Afrique noire

L’Afrique, celle des peuples noirs, a une histoire, elle a donc une mémoire qu’il faut faire vivre, qui doit nous survivre. L’histoire nègre, celle de la traite négrière et de l’esclavage, c’était aussi des orgies homosexuelles que les captifs noirs devaient subir pour que leur domination soit effective. Un jeune et robuste mâle nègre devait être abusé sexuellement par l’esclavagiste, il fallait qu’il lui fasse don de ses parois rectales pour que sa condition d’assujetti soit actée... On devait lui casser le cabinet, c’était ça l’acte probatoire pour accéder au statut d’esclave. Mince alors !
 

Voilà pourquoi hors du sanctuaire inviolable de l’intimité ou de la vie privée de tout être humain, du respect que nous devons tous à l’orientation sexuelle que chaque individu choisit d’adopter, le prosélytisme homosexuel en Afrique noire doit être combattu à la dernière énergie, car c’est la perpétuation d’un acte dont le but clairement avoué pendant la traite négrière était d’avilir l’homme noir, de l’humilier, de le casser, une façon de lui retirer ce qui lui restait comme fierté et de lui dénier l’humanité.
 

Les peuples noirs dans leur très grande majorité disent non au lobbying homosexuel chez eux, certains étendent ce refus à la pratique même de cette sexualité, ils la rejettent, ils ont raison et je souscris d’ailleurs. Il n’est pas exclu que leurs positions évoluent sur la question, sur sa dépénalisation par exemple, à laquelle je souscris d'ailleurs. L’homosexualité, comme loi avec des droits comme en France ne peut donc pas et doit pas être politisée en Afrique, car nous n’avons pas la même histoire. C’est une question sociétale, que les africains dans l’intelligence qui les caractérise, sauront trancher sereinement, sans pression, ni passion. Ils avouent aussi par ailleurs ne pas avoir l’intention d’aller voir ce que font les gens sous leurs couettes, ce qui veut dire qu’aucun procès en homophobie ne saurait donc être une option à privilégier.

Cameroun, ce pays là!

Je sais que l'heure est aux vœux, la joie rythme l'attente de cette nouvelle année 2015. Me voici encore, inénarrable sur le Cameroun. Que ce pays connaisse enfin la paix in the upcoming year... J'y vais donc !
 

Certains, se réclamant de l’opposition camerounaise ou même activistes étaient tombés comme des morts de faim sur un projet de loi antiterroriste au Cameroun (désormais votée et promulguée), dont le but était simplement, comme partout ailleurs, de se doter d’un arsenal juridique permettant de lutter efficacement contre un ennemi occulte, qui oppose aux forces de défense nationale camerounaise, une guerre asymétrique, des méthodes de combat non conventionnelles sur lesquelles les lois républicaines de ce pays n’étaient pas encore adaptées. Des rictus de haine sciant leurs visages: «Une loi liberticide - Si on manifeste pacifiquement, c’est la peine de mort - Une réunion politique est devenue un acte terroriste avec le régime Biya » Et tutti quanti, ces contestataires mimétiques s’étaient mus pour l’occasion en juristes, une opposition exclusivement vindicative finalement, qui se complait dans la caricature, dogmatique à souhait, une attitude qui dessert fatalement les causes démocratiques qu’elle prétend défendre... What a pity!
 

Le 24 décembre 2014 (il y a quelques jours, à peine), le Premier Ministère français publiait un décret sur une mesure (Accès Administratif aux Données de Connexion) permettant aux agents de l’État de surveiller le « Net » français... Il s’agit en effet ici de l’article 20 de la loi de programmation militaire (Entrée en vigueur le 1er janvier 2015), un texte qui favorise une intrusion illimitée des services de l’État à l’ensemble des procédés de transmission d’informations à distance (Téléphone, SMS, internet, mail...) de tous ceux qui vivent sur le territoire français . Sous le très couru prétexte de la lutte contre le terrorisme, Manuel Valls pourra donc légalement intercepter, puis lire les mails ou sms privés des citoyens français. Il lui sera aussi loisible d’avoir légalement accès aux échanges intimes de tous les étrangers qui visiteront la France, ceux qui auront le malheur d’utiliser les réseaux nationaux français. Peut-on encore évoquer les libertés essentielles, quand la lutte contre le terrorisme est utilisée comme argument ? La France, terre des droits de l’homme avait déjà battu un record mondial en 2013, celui de la censure des tweets, avec des demandes d’informations sur les comptes personnels, puis celui de la demande des infos sur des milliers de compte Facebook... Pendant ce temps, sous le régime prétendument dictatorial et criminel de Paul Biya au Cameroun, avec ses lois supposées liberticides, des prisonniers de droit commun donne des interviews à des médias dont les lignes éditoriales sont clairement séditieuses et écrivent des livres à charge contre le gouvernement... Est-on à la lecture de tout ceci, plus libre en France qu’en Corée du Nord ? Si oui, en quoi ? Je file...
 

Le port négrier de Bimbia dans le Sud-Ouest du Cameroun fut dès 1776, le point de départ du commerce honteux du bétail humain vers les Amériques. Cette ville joua un rôle très important dans l’industrie du commerce des esclaves. Les captifs y étaient rassemblés, enchainés, puis transportés vers l’inconnue, pour la servitude. Au point de livraison du cheptel humain, les femmes étaient parfois isolées dans des camps, servant de temps en temps de jouets sexuels pour les esclavagistes, quand elles n’étaient pas accouplées de force aux nègres mâles , dans le but de favoriser la pérennité d'une main-d’œuvre nègre gratuite sur place. On atteignit les cimes de l’abjection dans cette période de traite négrière avec les sévices sexuelles que subissaient les nègres mâles, avant et après leur déportation. En effet, les maitres blancs n’avaient pas besoin de jeunes et robustes nègres, que pour les travaux forcés. La haine qu'ils avaient pour eux était telle que, ligotés, ces noirs assistaient impuissants, aux viols en procession de leurs parties rectales. Oui, le déni d’humanité pour l’homme noir, c’était aussi de lui éclater le rectum dans des pratiques sexuelles qui lui étaient inconnues jusque là. Voilà le supplice que devaient endurer mes ancêtres pour acter leur soumission, j’en ai le ventre tout retourné... Certains nègres à la fin de ces «récréations sexuelles» originales pour eux, étaient incapables de s’asseoir, leurs derrières ensanglantés, devant leurs bourreaux hilares, repus, mais salivant déjà certainement à l’idée des prochaines séances de plaisir…anal.
 

Bon, si on admet tous que l’intimité de chaque être humain est un sanctuaire inviolable, que chacun (adulte) a le droit de faire de sa vie sexuelle ce qu’il veut à partir du moment où c’est confiné dans le secret du privé, peut-on tolérer que des intellectuels africains, certains se prévalant même de «concierge de la République», descendants des fils d’Afrique qui avaient connu les affres des viols massifs de leurs parois rectales par de brutaux esclavagistes, puissent retourner sur le théâtre de la déshumanisation de leurs ancêtres, faire du prosélytisme homosexuel ? Voilà ce qu’un taré sectaire par exemple, Ayatollah de la haine tribale, haineux irréductible, prétendument écrivain a servi à une horde de suivistes désorientées et en mal de sensations fortes, en cette fin d’année 2014. Il les encourage à tomber le pantalon pour se faire gouter le fion. Il les incite à se tourner vers la pratique d’une sexualité taboue, interdite dans nos cités. Voilà comment une nouvelle génération de supposés érudits africains méprisent l’histoire des peuples noirs, en répétant avec vice et délectation, le martyrs de ceux qui les avaient précédés. Quelle tristesse !
 

Que les gens se le disent, le prosélytisme homosexuel en Afrique est totalement contre les valeurs que ce continent veut véhiculer. Il est aussi contreproductif car, il permet de perpétuer un acte dont le but était d’abâtardir le nègre, de le rompre, de le salir, de le déshumaniser. La pédérastie est donc par conséquent interdite dans la plupart des pays en Afrique et les raisons ne manquent pas à cela... En mémoire de ces milliers d’africains morts des viols collectifs qu’ils avaient dû subir des esclavagistes occidentaux, cette pratique sexuelle que certains qualifient de honte et de transgression ne devrait pas dépasser le sacrosaint cadre de l’intimité ! On devrait par exemple coller une affiche «No enter» sur l’anus ou sur les fesses de tout hominien mâle qui viendrait du continent noir !
 

Voilà déjà un vœu bien ficelé pour 2015…
 

Sur un tout autre sujet, le long de l’année 2014, il n’aura été question entre autres que de la fuite de Blaise Compaoré vers la Cote-d’Ivoire ou du peuple burkinabé qui avait vaincu un dictateur, du «chassement» de Mbiya ou du «MBiya must go» au Cameroun, du Gabon aussi avec son lot de mauvaises fortunes, Ali Bongo son Président étant accusé par Pierre Péan l’écrivain français, d'être d’origine nigériane et non gabonaise... Bien. Qu’y a t-il eu de plus dans le panier de la ménagère africaine avec toutes ces élucubrations ? Bon, dites-moi:
 

- Quelqu’un a t-il des solutions autres que les incantations suscitées, pour empêcher la société française TOTAL d’être la première au monde en hydrocarbures, sur la peau et le sang des fils d’Afrique, tirant l’essentiel de ses ressources (80%), du pillage du brut africain ?
 

- Comment transformer concrètement le « Chassement » de «Mbiya» en actes qui libéreront l’Afrique du nazisme financier du Franc CFA, qui permet chaque année à la France de confisquer 200 milliards d’euros d’excédents budgétaires des frêles économies de nos pays de la Zone Franc ?
 

- Comment traduire nos frustrations et aigreurs en actes forts, demandant par exemple à la France de respecter la souveraineté et l’indépendance des États africains, en retirant ses 12.000 soldats stationnés sur nos sols ?
 

- Pour finir, y aurait-il un courageux pour nous dire comment renverser la suprématie mondiale de la société AREVA sur l’industrie nucléaire, quand nous savons tous qu’elle extrait l’uranium nigérian en ne payant que le franc symbolique ?
Mes meilleurs vœux à tous pour 2015 !

mardi 16 décembre 2014

Cameroun / Loi antiterroriste: Plus de sécurité pour moins de liberté ?

Dixit: «La haine est un sentiment qui ne peut exister que dans l’absence de toute intelligence» 


Et moi j’ajouterai que la haine s’auto-alimentant, ceux qui ont fait de la détestation de l’autre, une idéologie politique et un tremplin pour accéder au pouvoir ne mourront que des effets létaux du fiel qu’ils déversent partout...  


Quelle liberté réclame t-on donc, quand on détient déjà celle de pouvoir traiter d’illettrée et de prostituée, l’épouse du Chef de l’État, la première Dame de son pays ? Quelle place devrait-on accorder dans nos sociétés aux délinquants civiques, doublés de béotiens tribalisants ? Je passe...


Combinaisons oranges, sacs noirs sur la tête et mains menottées, pour la plupart sans inculpation, ni jugement, voilà l’image surréaliste, inhumaine, cruelle, que le monde entier devrait retenir des prisonniers du camp de Guantánamo, soupçonnés de terrorisme ou ayant des liens supposés avec le terrorisme. Ils portent en eux, sur eux, telles des cicatrices indélébiles, l’étendue de la cruauté, de la barbarie humaine, dans une fière, déconcertante et très assumée banalité. Nous sommes au XXI ème siècle, dans la très vertueuse et puritaine Amérique...


Le 14 septembre 2001, treize années avant le projet de loi visant à renforcer la lutte contre le terrorisme au Cameroun, le Congrès américain vote une résolution conférant de larges pouvoirs à l’administration Bush pour utiliser la force armée contre les nations, les organisations ou des personnes ayant des liens présumés avec les attaques du 11 septembre 2001 ou de futurs actes de terrorisme international. C’était pour parler simplement, un blanc-seing donné à l’armée américaine d’intervenir même à Koutaba ou à Njiyuom dans mon quartier à Foumban, pour traquer de prétendus terroristes, les torturer (quand ils ne sous-traitent pas cette torture), jusqu’à ce qu’ils avouent ce qu’ils auront envie d’entendre... Un cadre légal donc, qui permet à l’Exécutif américain de se livrer à une vaste entreprise d’arrestations arbitraires, d’emprisonnements secrets et de tortures sur des suspects dont les seuls torts sont parfois d’être de confession musulmane ou même simplement de porter une barbe… 


Ils sont donc où, les pseudos défenseurs des plus faibles camerounais, contestataires irréductibles du rien, nés des claviers féconds de l’oisiveté, de l’imposture et du désœuvrement ? Oui, ce serait bien de les lire ou de les entendre, eux qui sont épris de liberté et de démocratie, qui clament à qui voudrait les entendre qu’ils sont opprimés, brimés et torturés par Paul Biya le Président du Cameroun et son régime répressif, qui leur laisse quand même la latitude de traiter sa femme de pute… Qu’ils viennent alors dire si ça les gêne que les États-Unis gavent de force les prisonniers de Guantánamo avec des seringues introduites dans leurs narines, quand ils «osent» une grève de la faim, alors que c’est tout ce qui leur reste comme argument pour dénoncer les conditions inhumaines de leurs incarcérations. Que les libérateurs autoproclamés des camerounais viennent être d’accord avec tous ceux qui pensent et disent aussi que le camp de Guantánamo est le symbole d’une atteinte aux principes internationaux des droits de l’homme. Ça leur permettra de gagner en crédibilité.


Par ailleurs, ce n’est que sur les nègres aux États-Unis que les valeurs démocratiques et de liberté s’expriment, celles qui les excluent, les logent dans des « cages »  ou les placent en marge de leur société. Les policiers blancs chez Barack Obama ont une façon particulière de vivre leur démocratie, elle est violente, résolument meurtrière, racialiste et raciste. Payés pour protéger tous les citoyens américains et leurs biens, ils choisissent plutôt de tirer à balles réelles sur ceux qui ont la malchance d'être noirs, comme le ferait n’importe quel chasseur sur des antilopes. Investir aux USA en ce moment sur la fabrication des gilets pare-balles pour nègres est un business porteur… On pourrait tout aussi faire fortune dans les villes américaines, en organisant des paris sur la couleur des cheveux ou la grosseur du nez du prochain nègre qui sera abattu par un flic blanc. Voilà des pistes d’investissement pour ceux qui n’ont rien à faire de leurs vies. Et si Obama n’a pas de solution pour tacler le racisme, les inégalités dans le pays dont il a la charge, au peuple à qui il doit son mandat et sa légitimité, un pays qui s’obstine toujours à refuser aux nègres le droit d’être des humains à part entière, quelle aide crédible pourra t-il apporter aux africains qui ne lui demandent rien dans leur très grande majorité ? Pour nos pays africains en crise, voilà les solutions que prônent certains soi-disant opposants à court d’idées et de personnalité, inviter des loups à venir faire régner l’ordre dans leurs bergeries… 


Une certaine presse d’opportunisme, celle de Jeune Afrique en l’occurrence et de ses relais camerounais affamés et sans-papiers, avait voulu faire de l’ancien putschiste et condamné à mort Guérandi, un respectable opposant politique camerounais, qui selon leurs dires, avait été enlevé et tué par le régime de Biya… Comme à l'accoutumée, ces valets de l’impérialisme évoquaient les entraves de l’exécutif camerounais aux libertés fondamentales du peuple. Ils exigent d’ailleurs du Cameroun qu’il respecte des droits qu’ils seraient par couardise, incapables d’en faire la simple allusion, dans les pays occidentaux qui les accueillent et les nourrissent, pourtant grands pourfendeurs des valeurs démocratiques. C’est ce que ça donne, quand la famine commence à commander les convictions des uns et des autres… Pourquoi ce qui est vrai pour le Cameroun ne devrait-il pas l’être pour les USA ou le Royaume-Uni ? Ces apprentis sorciers citent la France ou les USA comme modèle de démocratie et de liberté, mais oublient de dire que les États-Unis de Barack Obama avaient assassiné Oussama Ben Laden, le privant même de sépulture, quand les règles d’usage dans les États de droit, dont ils font la promotion auraient commandé qu’il fut arrêté et présenté devant un juge pour un procès équitable, puis condamné si reconnu coupable. Un procès aurait aussi permis aux familles des victimes du terroriste présumé de faire leurs deuils… Saura t-on un jour ce qu’on reprochait exactement à Ben Laden ? À défaut de justice, les crimes qu’on lui imputait ne dépasseront jamais le stade de simples allégations, malheureusement. 


La France de son coté a toujours fait le choix de la protection des intérêts de l’oligarchie, j’entends par là du système, au détriment de ceux du peuple. Celui-ci n’a jamais compté que pour les besoins électoraux ou de suffrage, uniquement que lorsqu’il faut légitimer la forfaiture de ses dirigeants. Tenez donc, Edward Snowden, quand il avait révélé les écoutes clandestines, illégales de Barack Obama sur François Hollande, ce dernier aurait pu par gratitude (humanisme aussi), non seulement le proposer pour le Prix Nobel de la Paix, mais aussi lui offrir l’asile politique, le protéger, car il était était désormais recherché par la justice américaine pour cette trahison (?). Mais non, le Président français prit plutôt l’option de tout faire pour arrêter son bienfaiteur Snowden, pour le livrer à Obama, celui qui l'abusait. Il fut même prêt à abattre l’avion présidentiel bolivien, dans lequel il était soupçonné d’être, en compagnie du Président Evo Morales, s’il survolait son espace aérien. Quelles valeurs ! 
Par leurs violations flagrantes et récurrentes des libertés essentielles, leur mépris pour les lois internationales et le peu de considération qu’ils accordent à la souveraineté de certains États, peut-on, comme le font les adeptes sectaires de l’église réveillée «Biya must go», continuer de citer les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni comme des références en matière de démocratie ou de liberté et vouloir en même temps justifier d’une bonne santé mentale ?

Beaucoup de pays ont renforcé leurs arsenaux juridiques pour pouvoir lutter efficacement contre le terrorisme et leurs promoteurs. Il y a donc quoi ?

lundi 1 décembre 2014

Francophonie et l'imposture François Hollande

Après le discours paternaliste, volontairement condescendant de François Hollande, qui sur un ton directif, mettait en garde les Présidents africains contre toute velléité de vouloir modifier les constitutions de leurs pays, afin de s’éterniser au pouvoir, l’opposition camerounaise du clavier (résidus nauséeux de l’école coloniale) était donc de sortie comme il fallait s’y attendre, pour applaudir l'énième humiliation que venait de faire le blanc, leur seule référence tutélaire, à leurs dirigeants africains… Ces nègres de salon camerounais n’avaient pas remarqué que le propos du Président français était maladroit, inopportun, car il était dirigé contre des personnes qui trônaient à la tête de pays prétendument souverains et indépendants, qui n’attendaient pas qu’un autre Chef d’État, fut-il français, vienne leur dire comment s’occuper de leurs affaires. Le droit qu’ont les pays africains à modifier leurs constitutions de façon souveraine est contenu dans celles-ci, explicitement. C’est le même droit qu’avait utilisé François Hollande quand il avait refusé un référendum sur le vote de la loi sur le «mariage pour tous» en France, préférant la voie parlementaire, sachant que ses amis députés socialistes étant majoritaires à l’Assemblée Nationale, sa loi autorisant les couples de même sexe à se marier et fonder une famille allait être votée... Vives protestions s’en suivirent, quoi fit ? La loi est désormais votée et est pérenne...
 


On n’a d’ailleurs plus besoin de modifier la constitution au Cameroun, si on veut «s’éterniser» au pouvoir. Il n’y a plus de limite pour les mandats présidentiels, les citoyens camerounais peuvent en effet voter autant de fois qu’ils le voudraient, pour le candidat de leur choix, à la Présidence de la République. C’est aussi ça la démocratie... Un Président français raillé, conspué, honni, défié par son propre peuple est-il donc crédible, voire légitime à venir donner des leçons de démocratie aux africains ? Pourquoi François Hollande, avec 8% d’opinions favorables chez lui, ne soumet-il pas sa présidence au vote de ses compatriotes, pour savoir s’ils le veulent toujours comme Chef de l’État ou pas ? Les français n’en veulent plus et pour ça seulement, même si la constitution ne le dit pas, il devrait s’en aller. Il n’est plus qu’une pathétique imposture, doublé d’usurpateur, qui se prend pour le roi d’Afrique, à aller dicter aux africains comment ils doivent conduire leurs affaires. Là dessus, vivement la VI ème République en France !
 


La moutonnerie et l’inculture gagnent du terrain auprès de certains camerounais. Les gens se suivent et se disent les mêmes choses inaudibles qui leur confèrent des statuts d’hommes ou d’analystes politiques. Ils se recrutent partout, mais surtout auprès de ceux qu’on soupçonnait d’avoir un peu de sens de discernement. On en vient parfois à se dire qu’à chacun de ces apprentis haineux du clavier, on remettrait un kit complet pour opposant en herbe, avec de vieux clichés sur leur pays à réciter à tout va. Ils ne débattent jamais sur des sujets politiques de fond, car ils ne sont pas intellectuellement outillés pour cet exercice là, ils préfèrent donc se livrer au lancé des réclames comme des publicitaires paumés ou s’inscrire dans la réprobation permanente. Il ne faut jamais leur demander une ébauche de solution aux problèmes qu’ils soulèvent tout le temps, on se rendra vite compte qu’ils ne sont pas là pour ça, leur domaine de compétence, c’est la critique vaseuse, crier avec la meute. Ceux d’entre eux qui ont moins de 30 ans vous disent préférer l’époque de l’ex-Président du Cameroun Ahmadou Ahidjo à celle de l’actuel, pourtant décédé longtemps avant qu’ils ne naissent. Stupéfait, je découvre donc que dire «NON» pour tout et partout est aussi une institution dans mon pays, c’est une école, un savoir qui se transmet de génération en génération, un atavisme quoi… Plus grave encore, le choix du camp ou de l’idéologie politique dépendra toujours du nom du village de celui qu’on suit bêtement dans la hiérarchie de la contestation creuse ou carrément de son origine ethnique. Ils militent utile… Ils marchent avec leurs villages sous leurs claviers d’ordinateurs.
 


Il ne faut donc pas s'offusquer que quelqu’un dont la culture politique commence et se termine avec «Biya must go» vous dise que l’Angola et la Guinée Équatoriale sont au dessus du Cameroun sur tous les plans, «alors que c’était le contraire il y a 32 ans» ajoute t-il et s’en étonne. La curiosité est gratuite et ne s’apprend dans aucune école. Si cette personne avait fait un peu plus attention à l’histoire du Cameroun, elle se serait vite rendu compte que ces deux pays qu’elle cite en exemple et le sien n’ont pas le même passé colonial. Et contrairement à l’Espagne pour la Guinée Équatoriale et le Portugal pour l’Angola, partis effectivement de leur ex-colonies après leurs indépendances il y a environ 60 ans, la France est le seul pays qui jusqu’aujourd’hui, refuse de leur emboiter le pas. Elle ne veut pas s’en aller, car son avenir est consubstantiel de celui de son pré-carré colonial. Une question de vie ou de mort quoi. Elle a d’ailleurs renforcé cette présence devenue néo-coloniale, résolument prédatrice et donc criminelle, avec des dispositifs militaires impressionnants qui remettent en cause la souveraineté et l’indépendance de certains pays de son enclos colonial. La France compterait de nos jours, environ 12.000 militaires sur le sol africain. Pourquoi le Royaume-Uni, l’Italie, le Portugal, l’Espagne, tous de grandes puissances coloniales en Afrique, n’ont-elles pas des forces militaires sur le continent africain ? Les africains qui clament partout que si la France est si présente en Afrique, c’est parce que nos dirigeants les y invitent, sont-ils dans les secrets des accords de défense signés entre la France et leurs pays ? Sont-ils au courant des clauses contenus dans ces accords et sous quelles conditions elles devraient s’exercer ? Qu’ils sachent donc que ces accords sont interprétés librement par la France, en fonction de ses intérêts (la loi du plus fort étant toujours la meilleure). Même si on n’est pas d’accord avec ça, l’honnêteté intellectuelle commande de le dire.
 


Par ailleurs, Il serait peut-être aussi temps de se poser des questions sur la santé mentale de ces autres activistes qui vivent à des milliers de kilomètres du Cameroun, très éloignés des préoccupations réelles des camerounais et qui sont péremptoires sur les solutions qu’ils voudraient leur apporter pour les soulager. Ils seraient à mon avis les premiers à avoir besoin d’aide… C’est évidemment hors de toute logique, que des gens veuillent sortir leurs compatriotes restés au Cameroun d’une supposée dictature de Paul Biya, alors qu’ils ne savent pas comment se sortir eux-mêmes de celle du désœuvrement, de l’austérité et du froid que leur imposent leurs oisifs exils occidentaux… On dit bien que la bonne charité commence par soi-même, que ces pauvres hères commencent d’abord par sauver leurs tristes vies de haineux irréductibles et sectaires, avant d’envisager sauver celle des autres. François Hollande qu’ils applaudissent après son discours insultant à Dakar envers les Chefs d’États africains y était d’abord pour les intérêts de la France et ceux des français.
 


Ils ont déjà été pardonnés d’avoir menti au nom de leur pays en allant demander l’asile politique en Europe, aux prétextes fallacieux d’être victimes de persécutions politiques chez eux... En partant de Dschang, Bafang ou Foumban, voire même ailleurs au Cameroun pour l’Occident, avaient-ils connu une autre oppression que celle de la famine ? Non ! Qui va réparer l’honneur du Cameroun qu’ils auront déjà sali pour pouvoir bénéficier des allocations familiales en France ou des «Income Support & Housing Benefit» au Royaume-Uni ? Il n’y a pas de honte à avoir faim et à aller chercher à se nourrir ailleurs où l’on a des chances d’en avoir, mais repu, qu’on revienne quand même demander pardon à son pays de l'avoir trahi ou qu'on se taise, que de continuer à le vilipender. Le mensonge initial de ces exilés de disette serait devenu pour eux, une vérité sur laquelle ils veulent construire une carrière politique, qui de toutes les façons sera vaine. Qu’ils se le tiennent pour dit.
 


Ce sont les mêmes d'ailleurs qui, militant pour l’alternance et pour plus de démocratie dans leur pays, ont transformé leurs pages Facebook en chapelles ardentes où se tiennent des veillées mortuaires et le défunt ici serait le Cameroun, leur pays qu’ils prétendent aimer. On y remarquera toujours les mêmes gus qui s’y rendent comme en procession, débiter les mêmes inepties à longueur de leurs inactives journées, qui doivent leur donner, je n’en doute plus, de belles érections. Si vous n’aviez donc jamais vu des murs de lamentation auparavant, visitez leurs profils Facebook, vous serez édifiés...
 


J’ai pour finir, envie de rappeler ici que l’alternance est une des conditions nécessaires à la démocratie, mais qui ne s’offre pas emballée dans un papier cadeau. Elle se gagne dans les urnes. Pour y arriver, Il est question en ce qui me concerne, de s’élever un peu et d’abandonner les récurrentes et abjectes logorrhées [32 ans de dictature - Un jour, nous verrons la lumière - Il vit en Suisse - Sa soi-disante Première Dame porte des sacs à 75.000€ - Le Cameroun est dans le cabinet - Il déteste les Bamiléké - 32 ans de cauchemar - Mbiya, le reppe qui se teint les cheveux là - Biya’a, le sénile du régime kleptocratique] et que sais-je encore, pour un véritable travail intellectuel dont le but serait la fabrication des idées allant dans le sens de la refonte de notre société. Ensuite de réussir à convaincre ses compatriotes d’adhérer à ces projets, qui visent d’abord leurs intérêts... La situation du Cameroun n’est donc pas une suite d’onomatopées et de gémissements de tristes cuistres dont les exils lointains (même à l'intérieur du pays) ou pas d’ailleurs, ne leur permettent un retour au Cameroun qu’à travers le fil d’infos de Facebook, le réseau social qui serait entrain de devenir pour eux, le terreau d’une certaine forme d’extrémisme. Okalga !

dimanche 16 novembre 2014

Xénophobie et Négrophobie

Valérie Pécresse, Députée UMP (donc de Droite) des Yvelines: « Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde... »

Avant elle, Manuel «Lié éternellement à Israël» Valls, le 9 novembre 2012, alors qu’il était encore Ministre de l’Intérieur et Michel Rocard dans les années 90, avaient déjà fait cette belle déclaration qui dit tout le mépris que ces gens (la classe dirigeante française) ont pour les noirs, les africains d’une manière générale et leur continent. Ces dirigeants politiques ont la réputation, à la différence de la Députée UMP des Yvelines, d’être d’une Gauche française prétendument humaniste, mais qui n’hésite jamais dans sa stratégie de communication et même dans son comportement vis-à-vis de l’Afrique, à s’employer à la petite vulgarité raciste...      

En 1991, le futur Président français Jacques Chirac (de Droite cette fois) nous dissertait déjà sur «du bruit et de l’odeur» des immigrés qui l’insupportaient... Pour ceux qui n’ont pas compris, il voulait simplement dire que les africains puaient beaucoup et faisaient du bruit. Un poncif outrageusement négrophobe qui de nos jours, se banalise. Tout le monde dit que c’est ça le racisme ordinaire... Vas-y comprendre quelque chose.

Comment les dirigeants français peuvent-ils se permettre d’être aussi condescendants et insultants envers les noirs africains, alors que la politique de la France en Afrique est exclusivement basée sur le pillage à outrance de leurs ressources naturelles ? Il n’y a pas de coopération saine, telle que voulue par les lois internationales entre la France et les États africains. Leurs relations sont fondées sur la loi du plus fort est la meilleure, tournant toujours à l’avantage de la France esclavagiste, colonialiste, impérialiste et néocolonialiste. Ce qui voudrait dire en langage simple que la France dans sa diplomatie africaine n’a pour seule stratégie que la prédation, le vol à mains armées (Opérations Serval, Barkhane ou Sangaris) des richesses qui appartiennent aux immigrés d’origine africaine, qui sentent à mort et font du bruit.

La société française AREVA est la première au monde dans l’industrie du nucléaire, tiré de l’uranium qu’elle arrache contre le franc symbolique à l’État du Niger, quatrième pays le plus pauvre du monde. Si la France réduit de cette manière les nigériens à l’esclavage et qu’ils se retrouvent obligés de fuir leur pays qui ne peut pas leurs offrir des perspectives d’avenir et venir en France, pourquoi ces colons esclavagistes, responsables de leurs conditions et misères, peuvent-ils se permettre de les appeler «misère du monde», quand ils ne trouvent pas simplement qu’ils dégagent de mauvaises odeurs ? Est-ce que c’est alors bien comme ça ?

Moi, je n’aime pas les choses comme ça, au nom de Dieu !  

vendredi 14 novembre 2014

Le Cameroun c'est vraiment le Cameroun

La question avait déjà été posée, mais aucune réponse ne vint. Si l’une des missions centrales de la constitution dans n’importe quel pays prétendument démocratique était de garantir la souveraineté d’un peuple, pourquoi celui-ci n’est-il toujours pas convoqué pour la rédiger ? Le processus constituant dans toutes les grandes démocraties du monde est une démarche qui exclut toujours systématiquement (c’est son principal défaut) celui qui supposément détiendrait le pouvoir, à savoir le peuple. Et c’est la démocratie, nous dit-on... Je passe.

Maintenant, pourquoi devrait-on toujours s’excuser (j’en ai marre !) de ne pas être du coté d’une quelconque dictature, si tant est qu’elle soit avérée, lorsqu’on fait le choix de la raison, de la distance et de la légalité dans ses analyses et commentaires concernant les affaires politiques de son pays et j’entends ici le Cameroun ? Lorsqu’on a décidé d’examiner et de donner son avis froidement sur la situation politique de nos pays en Afrique, devrait-on subir la dictature de ces vrais extrémistes fascisants, cachés sous de faux opposants, dont la haine, l’aigreur et les frustrations accumulées auraient bouché ce qui leur resterait comme cervelle ? Comment peut-on espérer être pertinent quand on cherche vainement à farder des opinions résolument terroristes, ethno-fascisantes, haineuses et sectaires, en signant tous ses posts sur Facebook avec ses diplômes obtenus et qualifications ? Qui ces cuistres croient-ils tromper ? Sous ces piles de doctorats, d’agrégations et de diverses distinctions que ces traitres sectaires trimballent partout, nous arriverons toujours à énucléer les substances méphitiques de ces fausses identités d’opposants.  Allons à l’essentiel.

L’exemple viendrait donc du Burkina Faso où le peuple dans sa souveraineté s’était soulevé contre une modification constitutionnelle, qui aurait pu permettre à son dirigeant d’alors, Blaise Compaoré de se représenter aux prochaines élections présidentielles de 2015. Ce serait quoi la corrélation avec la situation au Cameroun où le gouvernement actuel, légitime, a un mandat qui court encore pour quatre ans, disons jusqu’en 2018 ? Et je parle exclusivement du droit, de la légalité, pour tous ceux qui me voient déjà payé par le « régime Biya » pour le défendre... Qu’est-ce qui empêcherait donc sur le plan du droit, le Président Paul Biya de poser sa candidature pour briguer un nouveau mandat au terme de celui-ci, si l’envie lui en venait ? Rien. S'est-il déjà  prononcé sur une nouvelle candidature en 2018 ? Que nenni ! Pourquoi donc s'agitent ces haineux irréductibles ? Mes braves activistes camerounais ont donc toujours eu le charme de tout mélanger, ils ne sont jamais à l’initiative de quoi que ce soit, de tangible, de ce qui pourrait par exemple être constitutif d’un espoir, d’une embellie dans leur pays, même en termes d’idées, à défaut tentais-je de dire, ces pousse-au-crime excellent plutôt dans le harcèlement et la calomnie de ceux qui auraient le tort de ne pas s’embarquer dans leur wagon de la haine et de la compromission, ils éructent tels des charretiers, insultent et sont d’ailleurs passés aux banderoles qui comportent des slogans dessus qui disent: « Biya dégage » et moi alors je leur demande, Biya là dégage comment ?

Le peuple burkinabé n’était jamais descendu dans la rue pour manifester contre les 27 années de règne de son Président déchu Blaise Compaoré. Il disait plutôt non à une reforme constitutionnelle qui lui aurait permis de se représenter à l’élection présidentielle de 2015. En effet, c’était ça l’unique but du soulèvement au Burkina Faso. Toute autre interprétation ou association avec un autre fait et situation ayant eu lieu ailleurs ou susceptible d’avoir lieu, ne serait qu’une tentative vaine d’escroquerie et même un énorme fourvoiement. Le soulèvement populaire burkinabé était fondé par la constitution de ce pays, une intégration lexicale des rudiments de la démocratie par ce peuple, tout aussi légitime que ne le fut la volonté du leader déchu de préparer les conditions d’une nouvelle candidature. Il y avait quoi ?

Si on allait voir du coté de la pertinence des révolutions, quelques années auparavant, en Egypte, en Tunisie et en Libye, nous eûmes ce qu’on appela pompeusement les « Printemps Arabes », en relation à ces soulèvements populaires qui eurent lieu dans ces pays respectifs. Tout le monde ne félicitait que ces peuples qui, mus par un élan de liberté et de démocratie, firent tomber leurs « dictateurs » à tour de bras (belle arnaque !)... Aujourd’hui, quel bilan pourrait-on faire de ces trois révolutions ? Oserions-nous dire que nous avons les résultats escomptés ? Pourquoi la mémoire des africains est-elle figée ? Pourquoi les africains n’apprennent-ils finalement rien de l’histoire, de leur histoire ? Continuons. 

Qu’est-ce qui aurait donc évolué dans le quotidien des égyptiens, puisqu’après le soulèvement populaire et la démission de Hosni Moubarak, les vainqueurs de l’élection « démocratique » présidentielle furent les frères musulmans, une association hétéroclite d’extrémistes islamistes, accessoirement terroristes, qui avaient pour ambition de soumettre le peuple égyptien « libéré » à la pratique d’un islam politique obscurantiste, médiéval, dont le fondement était le Coran ? Vous mêmes, vous voyez la démocratie là non ? Ce fut en effet le retour pétaradant des pratiques sociétales moyenâgeuses, avec la promulgation d’une nouvelle constitution incluant la charia, rédigée par les frères musulmans et non par le peuple égyptien pourtant « libéré » de la dictature Moubarak. Aujourd'hui, l'Égypte est dirigé par un général de Moubarak (retour à la case départ), le Président déchu à qui on reprochait justement un défaut de démocratie, au point où tous les observateurs se posent la question de savoir ce qui aurait vraiment changé là-bas. La Libye est un autre cas édifiant d’une libération de peuple plutôt totale, les libyens sont tellement libres qu’ils courent partout, Kalashnikov en mains et se tirent dessus comme sur des lapins. On ne serait pas plus libre ailleurs que dans ce pays en ce moment et c’est surtout un bel exemple de démocratie... La suite, on la connait.

Mon propos évidemment ne serait donc pas de dire ici si un mouvement de revendication populaire comme au Burkina Faso serait le bienvenu ou pas au Cameroun, mais il est de dire que si cela a marché au pays des hommes intègres par exemple, dans un environnement socio-politico-culturel bien spécifique, il n’est pas garanti que cela soit aussi un succès au Cameroun. C’est deux pays complètement différents, avec deux histoires différentes… D’ailleurs, un pays peut bien opérer sa mutation sans que ça passe par ces étapes de mouvements d'humeur des foules, qui très souvent ont précédé le chaos et la déstabilisation dans certains pays en Afrique où cela avait été le cas, pendant que les promesses de démocratie qu’ils véhiculaient restaient vaines. Il est aussi une autre chose de dire que la politique est faite par des professionnels de la politique, on ne s’improvise pas homme ou femme politique comme ça et cette vocation spontanée qu’elle suscite sur les réseaux sociaux ne prospérera pas. Une révolution sans réel projet porté par de vrais leaders ne sert à rien et pourrait même être une source d'autres problèmes plus graves derrière. 

Et parlant des réseaux sociaux, on y voit justement fleurir une nouvelle génération d’opposants camerounais aux motivations diverses et variées. Ils ne sont pas du tout intéressés par la gestion de la chose publique, mais pensent plutôt à eux et parmi ces gens se trouvent les plus brillants, qui ne se baladent qu’avec leurs parchemins, en vrais opportunistes qu'ils sont, ils ne voudraient pour rien au monde, rater une occasion de se positionner. Plus subtils, ils oscillent entre vraies-fausses revendications et critiques contre le gouvernement. Dans les fêtes, ce sont ces gens qui ramassent toujours les restes, vident les assiettes, alors qu'ils n'étaient mêmes pas invités. Une autre catégorie d'activistes étant celle de ceux qui sont déçus de n’avoir jamais eu de poste de responsabilité au Cameroun, ceux qui regrettent de ne pouvoir gagner des marchés publics comme les autres et s'en mettre plein les poches, tristes aussi surtout de ne pouvoir disposer des fonds publics comme ceux qu’ils se plaisent à brocarder tous les jours. Ils trainent donc leurs aigreurs sur chaque propos qu’ils énoncent.  La haine chevillée au corps, ils tirent à boulets rouges sur leur pays, méprisent leurs institutions, tout est négatif sortant de leurs claviers. Ils ne sont que tourment et c’est à se demander s’ils arrivent à s’alimenter ou dormir normalement, tellement ils portent en eux la rosserie.  

Si une révolution au Cameroun ne devrait pas être envisageable, certaines raisons pour l’expliquer seront celles-là. Un pays de 25 millions d’habitants, qui comptent déjà 298 partis politiques enregistrés, sinon plus et ils veulent battre Paul Biya…et changer le Cameroun. Une preuve supplémentaire que l’intérêt public ne rentre dans aucune stratégie de ces partis politiques d’opposition, ni de ces pseudos opposants, l’essentiel est ailleurs, celui de trouver un point de chute et de manger. Certains sont même allés jusqu’à croire que leur pays était une espèce de tontine Bamiléké qui fonctionnerait avec le principe de partage d’argent rotatif à tous les membres (citoyens), tous les mois. Certaines conversations ne portent que sur la « redistribution de richesses », c’est leur façon de comprendre cela et leur principale préoccupation. Pour eux, chaque camerounais devrait pouvoir se présenter devant une caisse à la fin de chaque mois et recevoir un pécule, sans effort. En voilà une culture politique, cette opposition (du net) immature, inapte et inepte, qui veut diriger le Cameroun, parce qu’elle a faim. 

En définitive, ces tristes fachos verront leurs maigres influences s'arrêter sur leurs claviers d’ordinateurs, ainsi que leurs rêves de pouvoir.

mercredi 5 novembre 2014

Cameroun, panne d'opposition

Ils ont cassé tous les thermomètres par trop de froid ou pas d’ailleurs, ne résistant plus à aucune météo, ils passent par toutes les émotions, alternant tous les sentiments, rien finalement n’y fera. La haine, l’apprentissage au terrorisme, l’invective, la caricature, les insultes, les cris d’orfraies ou les incantations, ils sont à toutes les écoles, ne pouvant battre l’objet de leur démence à la régulière, Paul Biya et son parti le RDPC, ils finissent par faire ce à quoi les destinait déjà l’école du colon, l’errance intellectuelle, le vagabondage idéologique et l’autoflagellation. Heureusement qu’ils ne font peur et mal qu’à leurs claviers d’ordinateurs, ces derniers étant les seuls véritables martyrs de leur djihad virtuel. En effet, les doigts furieux de ces bellicistes forcenés sur ces appareils électroniques leur font vivre un véritable supplice... L’exigence de la psychiatrie pour certains n’est donc plus un caprice, l’urgence est là !

Je me suis toujours posé la question de savoir comment l’on pouvait autant aimer Thomas Sankara, citer son parcours, son combat, son discours comme références et être un soutien indéfectible (enfin presque) pour son assassin... En effet, Alassane Dramane Ouattara, l’humanoïde génocidaire accessoirement Président de la République de Cote-d’Ivoire et burkinabé primaire, avait réalisé son rêve de pouvoir, en comptant sur une horde de sauvages obscurantistes recrutés, entrainés et armés par Blaise Compaoré (le bourreau de Thomas Isidore Noël Sankara), le Président déchu du Burkina Faso, qui a opportunément trouvé refuge en Cote-d’Ivoire, après avoir été chassé du pouvoir par son peuple. Vous comprenez un peu? Oui, la République du Burkina Faso, celle de toutes les compromissions, de tous les outrages, s’est transportée en urgence en Cote-d’Ivoire. Des faits graves d’association de malfaiteurs donc, que des juristes pourront s’ils le veulent, mieux apprécier que moi... Mince alors !

Peut-on être un vrai africain et revendiquer une quelconque mémoire (traite négrière, esclavage, colonisation...etc), quand on a validé avec enthousiasme le bombardement du palais présidentiel ivoirien par l’armée française (colonialiste, esclavagiste et négrière) pour déloger le Président Laurent Gbagbo et y installer Alassane Dramane Ouattara ? Je dis hein, comment de tristounets vagabonds idéologiques peuvent-ils donc, à la lumière de toutes ces questions que je viens de poser, prétendre supporter le peuple burkinabé, guidé par une véritable opposition, structurée, mature et responsable qui aura réussi à faire fuir le bourreau de la conscience burkinabé et par extension, celle de l’Afrique noire qu’est Blaise Compaoré, leur ami de toujours ? Si tu es fan d’Alassane Ouattara, de Guillaume Soro et que tu milites pour l’implication militaire française dans les changements de régimes politiques comme en Cote-d’Ivoire ou en Libye, comment peux-tu prétendre aujourd’hui être du coté du peuple burkinabé ? Hein ?

Dites-moi, ce soulèvement burkinabé se transpose au Cameroun comment quand la vraie opposition démocratique camerounaise vaque tranquillement à son travail parlementaire et n’a demandé à aucun camerounais de descendre dans la rue pour manifester ? La constitution du Cameroun avait été modifiée en 2008 dans le strict respect des procédures, afin de faire sauter le verrou (l’article 6.2) qui limite le nombre de mandats à la Présidence de la République. Ceci avait été fait démocratiquement, répondant en effet à l’attente de millions de camerounais qui voulaient voir leur champion Paul Biya rempiler pour un énième mandat présidentiel en 2011. Si l’opposition camerounaise n’en avait pas voulu et elle est légitime en ce sens, elle l’aurait exprimée comme l’a fait l’opposition burkinabé en descendant (vraiment) dans la rue militer pacifiquement. En quoi cette démarche était-elle illégale alors (modification de la constitution) ? Est-ce la légalité d’une telle procédure que les burkinabés contestaient en descendant dans la rue ? Que nenni !

Comme le disait Macaire Lemdja dans un de ses récents posts et à juste titre, dans tous les pays du monde, les lois fondamentales peuvent être changées à tout moment dans des cadres institutionnels destinés à cet effet là. Et il appartient à celui (un Chef d’État en l’occurrence) qui veut changer une loi (la constitution par exemple) de tenir compte de ces cadres là... Au Burkina Faso, qui est un État de droit par exemple, Blaise Compaoré avait légalement pour son projet de révision constitutionnelle, le choix entre une consultation populaire, donc la voie référendaire et la voie parlementaire. S’il choisissait cette dernière option (ce qui était déjà une inclinaison) son camp étant majoritaire à l’Assemblée Nationale, son projet passait comme une lettre à la poste. Légalement. Comme au Cameroun en 2008...

Pour une meilleure explication, citons l’exemple de l’opposition française à la Gauche au pouvoir qui demandait une consultation populaire (un referendum) pour légiférer sur le projet de loi pour le « mariage pour tous ». Elle reçut une fin de non-recevoir de l’exécutif qui choisit plutôt la voie parlementaire, sachant que majoritaire à l’Assemblée Nationale, sa loi serait votée et ce fut le cas. Elle est où l’illégalité ? Nous eûmes des manifestations, des confrontations parfois très musclées entre ceux qui étaient contre ce projet loi, son passage en « force » à la Représentation Nationale et les forces de l’ordre, quoi de plus normal en démocratie ? Deux personnes de même sexe peuvent d’ores et déjà se marier en France et fonder une famille, tout comme il n’y a plus de limitation de mandats à la Présidence de la République du Cameroun. Point !

J’ai vu ces derniers temps, ces camerounais opposants auto-proclamés sur Facebook venir faire des propositions pour une meilleure gestion de la société camerounaise. Oui aux débats d’idées, même sur Facebook, mais pour ces opposants irréductibles, notoirement excessifs et extrémistes, aucun changement ne se fera sur la toile. Aucun. Ils font d’ailleurs des amalgames douteux entre la démocratie et l’alternance, confondant l’intérêt public avec leurs ambitions personnelles, quelle imposture ! La démocratie comme concept et adoptée par beaucoup de pays fait-elle ce qu’elle dit ? Le peuple qui a bon dos finalement comme au Burkina Faso détient quel pouvoir et dans quel pays, quand nous savons tous que c’est la France qui organise des élections présidentielles et désigne les vainqueurs dans son pré-carré colonial (Mali, Cote-d’Ivoire, Centrafrique et bientôt Burkina Faso) ?

Selon la formule de Périclès, reprise par Abraham Lincoln le 19 novembre 1863, lui-même un des pères fondateurs de la démocratie américaine, la démocratie est « Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Seulement dites-moi, à quel moment ce peuple est convoqué ou du moins quand est-ce que sa présence est requise dans le processus constituant du pays dans lequel son pouvoir est sensé s’exercer ? Je le dis autrement, pourquoi ce bon peuple ne rédige t-il pas lui-même le texte qui garantit sa souveraineté, à savoir sa constitution ? On voit bien là, l’une des limites de cette démocratie, sa notion relative, différente selon que l’on est dans un pays ou dans un autre... Et le constat est là, constant, le peuple n’a jamais gouverné nulle part et ne le fera jamais. Les dindons de la farce du soulèvement populaire, démocratique au Burkina seront le peuple. Si le peuple américain ne gouverne pas aux États-Unis, ce ne sera pas en Papouasie Nouvelle-Guinée qu’il le fera. Le Sultan Bamoun est souverain à Foumban et je ne m’en plains pas... Le débat portant sur des institutions fortes à la place des Hommes forts n’aura donc pas lieu. Jamais !

Que chacun assume désormais ses rangs, ces apprentis-sorciers qui pérorent sur les réseaux sociaux à longueurs des journées, ces « diseurs » éternels quand d’autres camerounais comme eux sont des « faiseurs » qui construisent leur pays de leur sueur et de leurs ressources, qu’ils se le disent, eux qui ne voient jamais la France nulle part, francophiles patentés et qui font de la récupération nauséabonde dans le soulèvement démocratique du peuple burkinabé, eux pour qui la perpétuation de la domination française en Afrique à travers le Franc CFA notamment, est une bonne nouvelle, vous resterez toujours en marge de la société camerounaise, à l’écart de la marche en avant de votre pays, vos claviers en mains, insultant, ergotant, jurant, tels ces nègres de salon ou même ces ethno-frustrés que vous avez du mal à ne pas être... Ratez vos vies, vous en avez le droit, mais ne détruisez pas le Cameroun !

©Yves Kouotou