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jeudi 22 janvier 2015

Liberté d'expression, ce sac fourre-tout !

Comment peut-on vanter les mérites de la démocratie, crier «liberté d’expression» à se couper les cordes vocales et vouloir soumettre les gens à la dictature de la pensée unique d’une toute petite minorité de libertaires? Le monde compte environ 1.7 milliards de musulmans, devraient-ils tous se plier à la doxa de quelques joyeux drilles (à peine quelques milliers) athées, qui ont une envie folle de se payer l’islam et railler leur Prophète, sous le fallacieux prétexte de la liberté d’expression ? Si la France a des valeurs auxquelles elle tient (et c'est bien), la même chose s’applique ailleurs, avec la même pertinence. D’où vient-il donc que les médias français et certains politiques s’offusquent que des pays revendiquant la même indépendance et la même souveraineté que la France, aient refusé de choquer leurs populations avec le dernier numéro de Charlie Hebdo, caricaturant une énième fois Mahomet ?
 


Il n’y a rien de radical à exiger que l’on respecta la religion et les symboles religieux des autres. Ce n’est pas de l’intégrisme religieux que de demander aux dévergondées hystériques du groupe «Femen» qui se trimballent toujours les seins nus, d’aller chier et pisser loin des églises. Et on a parfaitement le droit de défendre la liberté d’expression pour les autres et la vouloir pour soi-même... Le prophète Mahomet représente un idéal pour les musulmans et il est totalement inadmissible qu’il soit caricaturé entrain d’avoir des rapports homosexuels ou posant nu, les testicules à l'air. Cette obsession qu'a Charlie Hebdo et ses fans avec ce personnage est malsaine, voire inquiétante.
 


Par ailleurs et sur un autre sujet, tout aussi épineux, Vladimir Poutine avait été raillé, insulté et traité de Nazi parce qu’il avait fait voter une loi qui interdisait le prosélytisme homosexuel auprès des mineurs chez lui, dans son pays, et non en Vendée en France, qui est hors de la juridiction de la Russie, cette Russie où des adultes consentants n’ont jamais cessé d’avoir le droit de choisir leur sexualité. C’était donc quoi le problème des français là-dedans ? Barack Obama (lui aussi) avait fait une tournée africaine exhortant les Chefs d’États des pays qu’il avait visités à dépénaliser l’homosexualité, au mépris de leurs cultures, de leurs croyances ou de leurs traditions, alors que chez lui aux USA, des américains parmi lesquels des innocents parfois, sont toujours condamnés à mort et assassinés pour certains types de délits. Plus grave encore, les policiers blancs aux USA prennent les quartiers à fort taux de noirs comme des champs de tir et s’exercent en tirant à balles réelles sur chaque noir qui passe... C’est donc ça le défaut de ces prétendues grandes démocraties occidentales là, incapables de faire quoi que ce soit chez elles, mais très promptes à courir chez le voisin pour le divertir avec de faux slogans.
 


Depuis les attentats de Charlie Hebdo, les mentalités ont évolué, prenant parfois des proportions inquiétantes. On en est à faire la comptabilité de ceux qui n’auraient pas respecté la minute de silence en mémoire des victimes de ces illuminés jihadistes, à l’école, au travail, dans les rues, les gares, on répertorie aussi ceux qui n’arboraient pas la pancarte « je suis Charlie », la larme à l’œil... Triste aussi qu’on en soit réduit à faire des procès pour défaut de compassion aux gens. Qu’on se le dise, et surtout qu’on s’y habitue, il y a des gens qui exècrent le journal Charlie Hebdo et qui pour rien au monde, même gratuitement, n’iront pas lire ses feuilles, qui ne véhiculent que haine et exclusion, en plus de faire dans la stigmatisation sélective.
 


Cette attitude condescendante de l'Occident vis-à-vis des autres cultures, croyances et valeurs, est un obstacle majeur pour la construction d’un espace de communion entre les peuples. Être libre c’est accepter de partager cette liberté avec les autres, dans le respect de leurs multiples différences, de ce qui les fonde. Les français seront toujours protégés par leurs lois en France, mais le seront moins, quand ils se rendront à l’étranger, où prévaudront d’autres lois en toute légitimité.
 


QUE TOUTES LES VICTIMES DE LA BARBARIE HUMAINE AIENT LE REPOS ÉTERNEL !

jeudi 8 janvier 2015

Cameroun - Barrer la route aux « claviers » de la haine et de la terreur

« Combattons la haine imbécile, l’immonde haine, qui n’a jamais rien su créer. »
Édouard Herriot...

Quel génie faut-il avoir pour ne parler que de corruption et de satrapie dans un pays en proie à la mort et à la désolation depuis plusieurs mois ? Quelle humanité est-on finalement, quand une tête tranchée, un jeune enfant arraché à la vie, baignant dans son sang, des habitations détruites, les déplacements forcés des populations apeurées, ne provoquent plus qu’une relative, voire atone indignation chez leurs frères ? Le nombre de victimes camerounaises, soldats et civils confondus se comptent désormais par dizaines, n’est-il pas un autre temps de faire de la politique politicienne ou de parler d’alternance au Cameroun et d’appeler au changement, quand les prochaines élections n’auront lieu que dans trois ans ? Ceux qui s’emploient à cette diversion dégoutante et malsaine sont de redoutables alliés objectifs et idéologiques des terroristes que combat leur pays (personne n’étant dupe) et qu’ils avaient déjà désigné en d’autres temps pour conduire la transition dont ils rêvent tous au Cameroun, même au prix de la vie de leurs parents. Ils ne parlent que de démocratie, ne jurent que par le suffrage universel, mais préfèrent s’aider des armes et autres machettes d’Abubakar Shekau, le leader inculte de Boko Haram qui parle en se grattant les couilles, pour accéder au pouvoir.

Les enjeux sont énormes pour les autorités camerounaises en ce moment, défendre l’intégrité du territoire et veiller à la sécurité des camerounais, toutes choses sans lesquelles, il n’y aurait pas de vie paisible à espérer au Cameroun. Ce combat fut d’ailleurs le même que pour obtenir l’indépendance il y a plus de 50 ans, autant que pour rester libre face la horde des prédateurs esclavagistes et colonialistes, depuis des siècles. Les camerounais étaient un peuple fier et le sont toujours pour une bonne partie d’entre eux, ça c’était jusqu’à l’introduction de l’école coloniale, qui continue de fabriquer jusqu’à nos jours, des générations de tarés sectaires, doublés d’errants idéologiques au nombrilisme exacerbé. Pire que de se retrouver dans l’inconnu d’un islam médiéval auquel veulent le soumettre Boko Haram et leurs soutiens, le grand danger que court le Cameroun est celui d’être pris en otage par de véritables fous furieux qui se cachent derrières leurs parchemins et qualifications diverses pour distiller leurs fiels sur les réseaux sociaux. Ils doivent être combattus à la dernière énergie et la loi antiterroriste votée récemment au Cameroun et promulguée par le Président Biya devrait s’étendre à eux... La France vient d’ailleurs de faire l’amère expérience de l’extrême radicalisation et de la folie meurtrière de ses propres fils sur son territoire. Il est donc de la responsabilité des autorités camerounaises de tirer les leçons de cette horreur indicible qu’a vécu un journal français ce matin et de mettre aux arrêts, ces fous furieux qui, arc-boutés sur leurs claviers et bavant de haine, n’ont que le mépris pour leurs institutions et ne veulent que la mort de la République.

Toute la France ce soir est UNE dans la douleur, dans l’émotion et dans sa détermination à combattre ceux qui se sont attaqués à ce qu’ils appellent, « Liberté de la Presse et Liberté d’expression », deux de nos valeurs fondamentales. Il n’y a pas de discours dissonant, il n’y a plus de posture partisane, tout le monde s’est imposé une espèce de pause politique au vue de l’actualité, même les appartenances religieuses se taisent. On ne parle plus que d’une seule voix, celle de la France.

Pendant ce temps, des ethno-fascistes camerounais, les doigts coincés entre les claviers de leurs ordinateurs, se réjouissent des malheurs que la secte obscurantiste Boko Haram inflige à leurs frères et sœurs au Septentrion camerounais, dans l’odieux espoir que le lac de sang de ces victimes innocentes coule jusqu’à Yaoundé, la capitale du Cameroun, les débarrasser de Paul Biya, afin qu’ils prennent son fauteuil, alors que sa légitimité de Président de la République court jusqu’en 2018.

« La haine des sots les décèle autant que leur ignorance. »
Simon de Bignicourt

Charlie Hebdo, quand la réalité dépasse la caricature


« Charlie Hebdo », le journal satirique de toutes les caricatures, celui de toutes les compromissions, le média de toutes les transgressions, même les plus nauséabondes, par leurs caractères négrophobes, racistes, islamophobes, a été attaqué ce matin. Une fusillade qui aurait fait 12 morts, parmi lesquels Charb, son dessinateur fétiche, celui qui avait réalisé le chef d’œuvre sur lequel Christiane Taubira apparaissait en guenon... Notre société n’a jamais été aussi violente, qu’est-ce qu’ils lui ont fait ? Que les victimes, toutes les victimes de la barbarie humaine, reposent en paix.

L'homosexualité en Afrique noire

L’Afrique, celle des peuples noirs, a une histoire, elle a donc une mémoire qu’il faut faire vivre, qui doit nous survivre. L’histoire nègre, celle de la traite négrière et de l’esclavage, c’était aussi des orgies homosexuelles que les captifs noirs devaient subir pour que leur domination soit effective. Un jeune et robuste mâle nègre devait être abusé sexuellement par l’esclavagiste, il fallait qu’il lui fasse don de ses parois rectales pour que sa condition d’assujetti soit actée... On devait lui casser le cabinet, c’était ça l’acte probatoire pour accéder au statut d’esclave. Mince alors !
 

Voilà pourquoi hors du sanctuaire inviolable de l’intimité ou de la vie privée de tout être humain, du respect que nous devons tous à l’orientation sexuelle que chaque individu choisit d’adopter, le prosélytisme homosexuel en Afrique noire doit être combattu à la dernière énergie, car c’est la perpétuation d’un acte dont le but clairement avoué pendant la traite négrière était d’avilir l’homme noir, de l’humilier, de le casser, une façon de lui retirer ce qui lui restait comme fierté et de lui dénier l’humanité.
 

Les peuples noirs dans leur très grande majorité disent non au lobbying homosexuel chez eux, certains étendent ce refus à la pratique même de cette sexualité, ils la rejettent, ils ont raison et je souscris d’ailleurs. Il n’est pas exclu que leurs positions évoluent sur la question, sur sa dépénalisation par exemple, à laquelle je souscris d'ailleurs. L’homosexualité, comme loi avec des droits comme en France ne peut donc pas et doit pas être politisée en Afrique, car nous n’avons pas la même histoire. C’est une question sociétale, que les africains dans l’intelligence qui les caractérise, sauront trancher sereinement, sans pression, ni passion. Ils avouent aussi par ailleurs ne pas avoir l’intention d’aller voir ce que font les gens sous leurs couettes, ce qui veut dire qu’aucun procès en homophobie ne saurait donc être une option à privilégier.

Cameroun, ce pays là!

Je sais que l'heure est aux vœux, la joie rythme l'attente de cette nouvelle année 2015. Me voici encore, inénarrable sur le Cameroun. Que ce pays connaisse enfin la paix in the upcoming year... J'y vais donc !
 

Certains, se réclamant de l’opposition camerounaise ou même activistes étaient tombés comme des morts de faim sur un projet de loi antiterroriste au Cameroun (désormais votée et promulguée), dont le but était simplement, comme partout ailleurs, de se doter d’un arsenal juridique permettant de lutter efficacement contre un ennemi occulte, qui oppose aux forces de défense nationale camerounaise, une guerre asymétrique, des méthodes de combat non conventionnelles sur lesquelles les lois républicaines de ce pays n’étaient pas encore adaptées. Des rictus de haine sciant leurs visages: «Une loi liberticide - Si on manifeste pacifiquement, c’est la peine de mort - Une réunion politique est devenue un acte terroriste avec le régime Biya » Et tutti quanti, ces contestataires mimétiques s’étaient mus pour l’occasion en juristes, une opposition exclusivement vindicative finalement, qui se complait dans la caricature, dogmatique à souhait, une attitude qui dessert fatalement les causes démocratiques qu’elle prétend défendre... What a pity!
 

Le 24 décembre 2014 (il y a quelques jours, à peine), le Premier Ministère français publiait un décret sur une mesure (Accès Administratif aux Données de Connexion) permettant aux agents de l’État de surveiller le « Net » français... Il s’agit en effet ici de l’article 20 de la loi de programmation militaire (Entrée en vigueur le 1er janvier 2015), un texte qui favorise une intrusion illimitée des services de l’État à l’ensemble des procédés de transmission d’informations à distance (Téléphone, SMS, internet, mail...) de tous ceux qui vivent sur le territoire français . Sous le très couru prétexte de la lutte contre le terrorisme, Manuel Valls pourra donc légalement intercepter, puis lire les mails ou sms privés des citoyens français. Il lui sera aussi loisible d’avoir légalement accès aux échanges intimes de tous les étrangers qui visiteront la France, ceux qui auront le malheur d’utiliser les réseaux nationaux français. Peut-on encore évoquer les libertés essentielles, quand la lutte contre le terrorisme est utilisée comme argument ? La France, terre des droits de l’homme avait déjà battu un record mondial en 2013, celui de la censure des tweets, avec des demandes d’informations sur les comptes personnels, puis celui de la demande des infos sur des milliers de compte Facebook... Pendant ce temps, sous le régime prétendument dictatorial et criminel de Paul Biya au Cameroun, avec ses lois supposées liberticides, des prisonniers de droit commun donne des interviews à des médias dont les lignes éditoriales sont clairement séditieuses et écrivent des livres à charge contre le gouvernement... Est-on à la lecture de tout ceci, plus libre en France qu’en Corée du Nord ? Si oui, en quoi ? Je file...
 

Le port négrier de Bimbia dans le Sud-Ouest du Cameroun fut dès 1776, le point de départ du commerce honteux du bétail humain vers les Amériques. Cette ville joua un rôle très important dans l’industrie du commerce des esclaves. Les captifs y étaient rassemblés, enchainés, puis transportés vers l’inconnue, pour la servitude. Au point de livraison du cheptel humain, les femmes étaient parfois isolées dans des camps, servant de temps en temps de jouets sexuels pour les esclavagistes, quand elles n’étaient pas accouplées de force aux nègres mâles , dans le but de favoriser la pérennité d'une main-d’œuvre nègre gratuite sur place. On atteignit les cimes de l’abjection dans cette période de traite négrière avec les sévices sexuelles que subissaient les nègres mâles, avant et après leur déportation. En effet, les maitres blancs n’avaient pas besoin de jeunes et robustes nègres, que pour les travaux forcés. La haine qu'ils avaient pour eux était telle que, ligotés, ces noirs assistaient impuissants, aux viols en procession de leurs parties rectales. Oui, le déni d’humanité pour l’homme noir, c’était aussi de lui éclater le rectum dans des pratiques sexuelles qui lui étaient inconnues jusque là. Voilà le supplice que devaient endurer mes ancêtres pour acter leur soumission, j’en ai le ventre tout retourné... Certains nègres à la fin de ces «récréations sexuelles» originales pour eux, étaient incapables de s’asseoir, leurs derrières ensanglantés, devant leurs bourreaux hilares, repus, mais salivant déjà certainement à l’idée des prochaines séances de plaisir…anal.
 

Bon, si on admet tous que l’intimité de chaque être humain est un sanctuaire inviolable, que chacun (adulte) a le droit de faire de sa vie sexuelle ce qu’il veut à partir du moment où c’est confiné dans le secret du privé, peut-on tolérer que des intellectuels africains, certains se prévalant même de «concierge de la République», descendants des fils d’Afrique qui avaient connu les affres des viols massifs de leurs parois rectales par de brutaux esclavagistes, puissent retourner sur le théâtre de la déshumanisation de leurs ancêtres, faire du prosélytisme homosexuel ? Voilà ce qu’un taré sectaire par exemple, Ayatollah de la haine tribale, haineux irréductible, prétendument écrivain a servi à une horde de suivistes désorientées et en mal de sensations fortes, en cette fin d’année 2014. Il les encourage à tomber le pantalon pour se faire gouter le fion. Il les incite à se tourner vers la pratique d’une sexualité taboue, interdite dans nos cités. Voilà comment une nouvelle génération de supposés érudits africains méprisent l’histoire des peuples noirs, en répétant avec vice et délectation, le martyrs de ceux qui les avaient précédés. Quelle tristesse !
 

Que les gens se le disent, le prosélytisme homosexuel en Afrique est totalement contre les valeurs que ce continent veut véhiculer. Il est aussi contreproductif car, il permet de perpétuer un acte dont le but était d’abâtardir le nègre, de le rompre, de le salir, de le déshumaniser. La pédérastie est donc par conséquent interdite dans la plupart des pays en Afrique et les raisons ne manquent pas à cela... En mémoire de ces milliers d’africains morts des viols collectifs qu’ils avaient dû subir des esclavagistes occidentaux, cette pratique sexuelle que certains qualifient de honte et de transgression ne devrait pas dépasser le sacrosaint cadre de l’intimité ! On devrait par exemple coller une affiche «No enter» sur l’anus ou sur les fesses de tout hominien mâle qui viendrait du continent noir !
 

Voilà déjà un vœu bien ficelé pour 2015…
 

Sur un tout autre sujet, le long de l’année 2014, il n’aura été question entre autres que de la fuite de Blaise Compaoré vers la Cote-d’Ivoire ou du peuple burkinabé qui avait vaincu un dictateur, du «chassement» de Mbiya ou du «MBiya must go» au Cameroun, du Gabon aussi avec son lot de mauvaises fortunes, Ali Bongo son Président étant accusé par Pierre Péan l’écrivain français, d'être d’origine nigériane et non gabonaise... Bien. Qu’y a t-il eu de plus dans le panier de la ménagère africaine avec toutes ces élucubrations ? Bon, dites-moi:
 

- Quelqu’un a t-il des solutions autres que les incantations suscitées, pour empêcher la société française TOTAL d’être la première au monde en hydrocarbures, sur la peau et le sang des fils d’Afrique, tirant l’essentiel de ses ressources (80%), du pillage du brut africain ?
 

- Comment transformer concrètement le « Chassement » de «Mbiya» en actes qui libéreront l’Afrique du nazisme financier du Franc CFA, qui permet chaque année à la France de confisquer 200 milliards d’euros d’excédents budgétaires des frêles économies de nos pays de la Zone Franc ?
 

- Comment traduire nos frustrations et aigreurs en actes forts, demandant par exemple à la France de respecter la souveraineté et l’indépendance des États africains, en retirant ses 12.000 soldats stationnés sur nos sols ?
 

- Pour finir, y aurait-il un courageux pour nous dire comment renverser la suprématie mondiale de la société AREVA sur l’industrie nucléaire, quand nous savons tous qu’elle extrait l’uranium nigérian en ne payant que le franc symbolique ?
Mes meilleurs vœux à tous pour 2015 !

mardi 16 décembre 2014

Cameroun / Loi antiterroriste: Plus de sécurité pour moins de liberté ?

Dixit: «La haine est un sentiment qui ne peut exister que dans l’absence de toute intelligence» 


Et moi j’ajouterai que la haine s’auto-alimentant, ceux qui ont fait de la détestation de l’autre, une idéologie politique et un tremplin pour accéder au pouvoir ne mourront que des effets létaux du fiel qu’ils déversent partout...  


Quelle liberté réclame t-on donc, quand on détient déjà celle de pouvoir traiter d’illettrée et de prostituée, l’épouse du Chef de l’État, la première Dame de son pays ? Quelle place devrait-on accorder dans nos sociétés aux délinquants civiques, doublés de béotiens tribalisants ? Je passe...


Combinaisons oranges, sacs noirs sur la tête et mains menottées, pour la plupart sans inculpation, ni jugement, voilà l’image surréaliste, inhumaine, cruelle, que le monde entier devrait retenir des prisonniers du camp de Guantánamo, soupçonnés de terrorisme ou ayant des liens supposés avec le terrorisme. Ils portent en eux, sur eux, telles des cicatrices indélébiles, l’étendue de la cruauté, de la barbarie humaine, dans une fière, déconcertante et très assumée banalité. Nous sommes au XXI ème siècle, dans la très vertueuse et puritaine Amérique...


Le 14 septembre 2001, treize années avant le projet de loi visant à renforcer la lutte contre le terrorisme au Cameroun, le Congrès américain vote une résolution conférant de larges pouvoirs à l’administration Bush pour utiliser la force armée contre les nations, les organisations ou des personnes ayant des liens présumés avec les attaques du 11 septembre 2001 ou de futurs actes de terrorisme international. C’était pour parler simplement, un blanc-seing donné à l’armée américaine d’intervenir même à Koutaba ou à Njiyuom dans mon quartier à Foumban, pour traquer de prétendus terroristes, les torturer (quand ils ne sous-traitent pas cette torture), jusqu’à ce qu’ils avouent ce qu’ils auront envie d’entendre... Un cadre légal donc, qui permet à l’Exécutif américain de se livrer à une vaste entreprise d’arrestations arbitraires, d’emprisonnements secrets et de tortures sur des suspects dont les seuls torts sont parfois d’être de confession musulmane ou même simplement de porter une barbe… 


Ils sont donc où, les pseudos défenseurs des plus faibles camerounais, contestataires irréductibles du rien, nés des claviers féconds de l’oisiveté, de l’imposture et du désœuvrement ? Oui, ce serait bien de les lire ou de les entendre, eux qui sont épris de liberté et de démocratie, qui clament à qui voudrait les entendre qu’ils sont opprimés, brimés et torturés par Paul Biya le Président du Cameroun et son régime répressif, qui leur laisse quand même la latitude de traiter sa femme de pute… Qu’ils viennent alors dire si ça les gêne que les États-Unis gavent de force les prisonniers de Guantánamo avec des seringues introduites dans leurs narines, quand ils «osent» une grève de la faim, alors que c’est tout ce qui leur reste comme argument pour dénoncer les conditions inhumaines de leurs incarcérations. Que les libérateurs autoproclamés des camerounais viennent être d’accord avec tous ceux qui pensent et disent aussi que le camp de Guantánamo est le symbole d’une atteinte aux principes internationaux des droits de l’homme. Ça leur permettra de gagner en crédibilité.


Par ailleurs, ce n’est que sur les nègres aux États-Unis que les valeurs démocratiques et de liberté s’expriment, celles qui les excluent, les logent dans des « cages »  ou les placent en marge de leur société. Les policiers blancs chez Barack Obama ont une façon particulière de vivre leur démocratie, elle est violente, résolument meurtrière, racialiste et raciste. Payés pour protéger tous les citoyens américains et leurs biens, ils choisissent plutôt de tirer à balles réelles sur ceux qui ont la malchance d'être noirs, comme le ferait n’importe quel chasseur sur des antilopes. Investir aux USA en ce moment sur la fabrication des gilets pare-balles pour nègres est un business porteur… On pourrait tout aussi faire fortune dans les villes américaines, en organisant des paris sur la couleur des cheveux ou la grosseur du nez du prochain nègre qui sera abattu par un flic blanc. Voilà des pistes d’investissement pour ceux qui n’ont rien à faire de leurs vies. Et si Obama n’a pas de solution pour tacler le racisme, les inégalités dans le pays dont il a la charge, au peuple à qui il doit son mandat et sa légitimité, un pays qui s’obstine toujours à refuser aux nègres le droit d’être des humains à part entière, quelle aide crédible pourra t-il apporter aux africains qui ne lui demandent rien dans leur très grande majorité ? Pour nos pays africains en crise, voilà les solutions que prônent certains soi-disant opposants à court d’idées et de personnalité, inviter des loups à venir faire régner l’ordre dans leurs bergeries… 


Une certaine presse d’opportunisme, celle de Jeune Afrique en l’occurrence et de ses relais camerounais affamés et sans-papiers, avait voulu faire de l’ancien putschiste et condamné à mort Guérandi, un respectable opposant politique camerounais, qui selon leurs dires, avait été enlevé et tué par le régime de Biya… Comme à l'accoutumée, ces valets de l’impérialisme évoquaient les entraves de l’exécutif camerounais aux libertés fondamentales du peuple. Ils exigent d’ailleurs du Cameroun qu’il respecte des droits qu’ils seraient par couardise, incapables d’en faire la simple allusion, dans les pays occidentaux qui les accueillent et les nourrissent, pourtant grands pourfendeurs des valeurs démocratiques. C’est ce que ça donne, quand la famine commence à commander les convictions des uns et des autres… Pourquoi ce qui est vrai pour le Cameroun ne devrait-il pas l’être pour les USA ou le Royaume-Uni ? Ces apprentis sorciers citent la France ou les USA comme modèle de démocratie et de liberté, mais oublient de dire que les États-Unis de Barack Obama avaient assassiné Oussama Ben Laden, le privant même de sépulture, quand les règles d’usage dans les États de droit, dont ils font la promotion auraient commandé qu’il fut arrêté et présenté devant un juge pour un procès équitable, puis condamné si reconnu coupable. Un procès aurait aussi permis aux familles des victimes du terroriste présumé de faire leurs deuils… Saura t-on un jour ce qu’on reprochait exactement à Ben Laden ? À défaut de justice, les crimes qu’on lui imputait ne dépasseront jamais le stade de simples allégations, malheureusement. 


La France de son coté a toujours fait le choix de la protection des intérêts de l’oligarchie, j’entends par là du système, au détriment de ceux du peuple. Celui-ci n’a jamais compté que pour les besoins électoraux ou de suffrage, uniquement que lorsqu’il faut légitimer la forfaiture de ses dirigeants. Tenez donc, Edward Snowden, quand il avait révélé les écoutes clandestines, illégales de Barack Obama sur François Hollande, ce dernier aurait pu par gratitude (humanisme aussi), non seulement le proposer pour le Prix Nobel de la Paix, mais aussi lui offrir l’asile politique, le protéger, car il était était désormais recherché par la justice américaine pour cette trahison (?). Mais non, le Président français prit plutôt l’option de tout faire pour arrêter son bienfaiteur Snowden, pour le livrer à Obama, celui qui l'abusait. Il fut même prêt à abattre l’avion présidentiel bolivien, dans lequel il était soupçonné d’être, en compagnie du Président Evo Morales, s’il survolait son espace aérien. Quelles valeurs ! 
Par leurs violations flagrantes et récurrentes des libertés essentielles, leur mépris pour les lois internationales et le peu de considération qu’ils accordent à la souveraineté de certains États, peut-on, comme le font les adeptes sectaires de l’église réveillée «Biya must go», continuer de citer les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni comme des références en matière de démocratie ou de liberté et vouloir en même temps justifier d’une bonne santé mentale ?

Beaucoup de pays ont renforcé leurs arsenaux juridiques pour pouvoir lutter efficacement contre le terrorisme et leurs promoteurs. Il y a donc quoi ?

lundi 1 décembre 2014

Francophonie et l'imposture François Hollande

Après le discours paternaliste, volontairement condescendant de François Hollande, qui sur un ton directif, mettait en garde les Présidents africains contre toute velléité de vouloir modifier les constitutions de leurs pays, afin de s’éterniser au pouvoir, l’opposition camerounaise du clavier (résidus nauséeux de l’école coloniale) était donc de sortie comme il fallait s’y attendre, pour applaudir l'énième humiliation que venait de faire le blanc, leur seule référence tutélaire, à leurs dirigeants africains… Ces nègres de salon camerounais n’avaient pas remarqué que le propos du Président français était maladroit, inopportun, car il était dirigé contre des personnes qui trônaient à la tête de pays prétendument souverains et indépendants, qui n’attendaient pas qu’un autre Chef d’État, fut-il français, vienne leur dire comment s’occuper de leurs affaires. Le droit qu’ont les pays africains à modifier leurs constitutions de façon souveraine est contenu dans celles-ci, explicitement. C’est le même droit qu’avait utilisé François Hollande quand il avait refusé un référendum sur le vote de la loi sur le «mariage pour tous» en France, préférant la voie parlementaire, sachant que ses amis députés socialistes étant majoritaires à l’Assemblée Nationale, sa loi autorisant les couples de même sexe à se marier et fonder une famille allait être votée... Vives protestions s’en suivirent, quoi fit ? La loi est désormais votée et est pérenne...
 


On n’a d’ailleurs plus besoin de modifier la constitution au Cameroun, si on veut «s’éterniser» au pouvoir. Il n’y a plus de limite pour les mandats présidentiels, les citoyens camerounais peuvent en effet voter autant de fois qu’ils le voudraient, pour le candidat de leur choix, à la Présidence de la République. C’est aussi ça la démocratie... Un Président français raillé, conspué, honni, défié par son propre peuple est-il donc crédible, voire légitime à venir donner des leçons de démocratie aux africains ? Pourquoi François Hollande, avec 8% d’opinions favorables chez lui, ne soumet-il pas sa présidence au vote de ses compatriotes, pour savoir s’ils le veulent toujours comme Chef de l’État ou pas ? Les français n’en veulent plus et pour ça seulement, même si la constitution ne le dit pas, il devrait s’en aller. Il n’est plus qu’une pathétique imposture, doublé d’usurpateur, qui se prend pour le roi d’Afrique, à aller dicter aux africains comment ils doivent conduire leurs affaires. Là dessus, vivement la VI ème République en France !
 


La moutonnerie et l’inculture gagnent du terrain auprès de certains camerounais. Les gens se suivent et se disent les mêmes choses inaudibles qui leur confèrent des statuts d’hommes ou d’analystes politiques. Ils se recrutent partout, mais surtout auprès de ceux qu’on soupçonnait d’avoir un peu de sens de discernement. On en vient parfois à se dire qu’à chacun de ces apprentis haineux du clavier, on remettrait un kit complet pour opposant en herbe, avec de vieux clichés sur leur pays à réciter à tout va. Ils ne débattent jamais sur des sujets politiques de fond, car ils ne sont pas intellectuellement outillés pour cet exercice là, ils préfèrent donc se livrer au lancé des réclames comme des publicitaires paumés ou s’inscrire dans la réprobation permanente. Il ne faut jamais leur demander une ébauche de solution aux problèmes qu’ils soulèvent tout le temps, on se rendra vite compte qu’ils ne sont pas là pour ça, leur domaine de compétence, c’est la critique vaseuse, crier avec la meute. Ceux d’entre eux qui ont moins de 30 ans vous disent préférer l’époque de l’ex-Président du Cameroun Ahmadou Ahidjo à celle de l’actuel, pourtant décédé longtemps avant qu’ils ne naissent. Stupéfait, je découvre donc que dire «NON» pour tout et partout est aussi une institution dans mon pays, c’est une école, un savoir qui se transmet de génération en génération, un atavisme quoi… Plus grave encore, le choix du camp ou de l’idéologie politique dépendra toujours du nom du village de celui qu’on suit bêtement dans la hiérarchie de la contestation creuse ou carrément de son origine ethnique. Ils militent utile… Ils marchent avec leurs villages sous leurs claviers d’ordinateurs.
 


Il ne faut donc pas s'offusquer que quelqu’un dont la culture politique commence et se termine avec «Biya must go» vous dise que l’Angola et la Guinée Équatoriale sont au dessus du Cameroun sur tous les plans, «alors que c’était le contraire il y a 32 ans» ajoute t-il et s’en étonne. La curiosité est gratuite et ne s’apprend dans aucune école. Si cette personne avait fait un peu plus attention à l’histoire du Cameroun, elle se serait vite rendu compte que ces deux pays qu’elle cite en exemple et le sien n’ont pas le même passé colonial. Et contrairement à l’Espagne pour la Guinée Équatoriale et le Portugal pour l’Angola, partis effectivement de leur ex-colonies après leurs indépendances il y a environ 60 ans, la France est le seul pays qui jusqu’aujourd’hui, refuse de leur emboiter le pas. Elle ne veut pas s’en aller, car son avenir est consubstantiel de celui de son pré-carré colonial. Une question de vie ou de mort quoi. Elle a d’ailleurs renforcé cette présence devenue néo-coloniale, résolument prédatrice et donc criminelle, avec des dispositifs militaires impressionnants qui remettent en cause la souveraineté et l’indépendance de certains pays de son enclos colonial. La France compterait de nos jours, environ 12.000 militaires sur le sol africain. Pourquoi le Royaume-Uni, l’Italie, le Portugal, l’Espagne, tous de grandes puissances coloniales en Afrique, n’ont-elles pas des forces militaires sur le continent africain ? Les africains qui clament partout que si la France est si présente en Afrique, c’est parce que nos dirigeants les y invitent, sont-ils dans les secrets des accords de défense signés entre la France et leurs pays ? Sont-ils au courant des clauses contenus dans ces accords et sous quelles conditions elles devraient s’exercer ? Qu’ils sachent donc que ces accords sont interprétés librement par la France, en fonction de ses intérêts (la loi du plus fort étant toujours la meilleure). Même si on n’est pas d’accord avec ça, l’honnêteté intellectuelle commande de le dire.
 


Par ailleurs, Il serait peut-être aussi temps de se poser des questions sur la santé mentale de ces autres activistes qui vivent à des milliers de kilomètres du Cameroun, très éloignés des préoccupations réelles des camerounais et qui sont péremptoires sur les solutions qu’ils voudraient leur apporter pour les soulager. Ils seraient à mon avis les premiers à avoir besoin d’aide… C’est évidemment hors de toute logique, que des gens veuillent sortir leurs compatriotes restés au Cameroun d’une supposée dictature de Paul Biya, alors qu’ils ne savent pas comment se sortir eux-mêmes de celle du désœuvrement, de l’austérité et du froid que leur imposent leurs oisifs exils occidentaux… On dit bien que la bonne charité commence par soi-même, que ces pauvres hères commencent d’abord par sauver leurs tristes vies de haineux irréductibles et sectaires, avant d’envisager sauver celle des autres. François Hollande qu’ils applaudissent après son discours insultant à Dakar envers les Chefs d’États africains y était d’abord pour les intérêts de la France et ceux des français.
 


Ils ont déjà été pardonnés d’avoir menti au nom de leur pays en allant demander l’asile politique en Europe, aux prétextes fallacieux d’être victimes de persécutions politiques chez eux... En partant de Dschang, Bafang ou Foumban, voire même ailleurs au Cameroun pour l’Occident, avaient-ils connu une autre oppression que celle de la famine ? Non ! Qui va réparer l’honneur du Cameroun qu’ils auront déjà sali pour pouvoir bénéficier des allocations familiales en France ou des «Income Support & Housing Benefit» au Royaume-Uni ? Il n’y a pas de honte à avoir faim et à aller chercher à se nourrir ailleurs où l’on a des chances d’en avoir, mais repu, qu’on revienne quand même demander pardon à son pays de l'avoir trahi ou qu'on se taise, que de continuer à le vilipender. Le mensonge initial de ces exilés de disette serait devenu pour eux, une vérité sur laquelle ils veulent construire une carrière politique, qui de toutes les façons sera vaine. Qu’ils se le tiennent pour dit.
 


Ce sont les mêmes d'ailleurs qui, militant pour l’alternance et pour plus de démocratie dans leur pays, ont transformé leurs pages Facebook en chapelles ardentes où se tiennent des veillées mortuaires et le défunt ici serait le Cameroun, leur pays qu’ils prétendent aimer. On y remarquera toujours les mêmes gus qui s’y rendent comme en procession, débiter les mêmes inepties à longueur de leurs inactives journées, qui doivent leur donner, je n’en doute plus, de belles érections. Si vous n’aviez donc jamais vu des murs de lamentation auparavant, visitez leurs profils Facebook, vous serez édifiés...
 


J’ai pour finir, envie de rappeler ici que l’alternance est une des conditions nécessaires à la démocratie, mais qui ne s’offre pas emballée dans un papier cadeau. Elle se gagne dans les urnes. Pour y arriver, Il est question en ce qui me concerne, de s’élever un peu et d’abandonner les récurrentes et abjectes logorrhées [32 ans de dictature - Un jour, nous verrons la lumière - Il vit en Suisse - Sa soi-disante Première Dame porte des sacs à 75.000€ - Le Cameroun est dans le cabinet - Il déteste les Bamiléké - 32 ans de cauchemar - Mbiya, le reppe qui se teint les cheveux là - Biya’a, le sénile du régime kleptocratique] et que sais-je encore, pour un véritable travail intellectuel dont le but serait la fabrication des idées allant dans le sens de la refonte de notre société. Ensuite de réussir à convaincre ses compatriotes d’adhérer à ces projets, qui visent d’abord leurs intérêts... La situation du Cameroun n’est donc pas une suite d’onomatopées et de gémissements de tristes cuistres dont les exils lointains (même à l'intérieur du pays) ou pas d’ailleurs, ne leur permettent un retour au Cameroun qu’à travers le fil d’infos de Facebook, le réseau social qui serait entrain de devenir pour eux, le terreau d’une certaine forme d’extrémisme. Okalga !