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mardi 13 février 2018

Cameroun... Protéger l'intérêt de tous, en s'attelant d'abord à travailler pour soi-même

Dans le vaste chantier de la construction du Cameroun, les contributions sont multiples et variées, les plus notables étant les idées, les projets, suivies de matérialisation ou pas, qu’il serait insensé de minimiser l’impact positif de ces gens qui les portent, ces têtes bien faites, qui se sont fixés pour objectif de penser notre société de demain. Ils sont utiles à la volonté d’aller de l’avant de leur pays, dans l’élaboration des stratégies qui le placeront sur la voie du développement, faisant bien de se tenir éloignés de ces aboyeurs irréductibles et irrévérencieux, ces tout-sachants dont les seuls faits d’arme sont de s’opposer à tout, sans jamais rien proposer. Et il y en a aussi, pas très nombreux au regret, je le concède, vu le potentiel énorme et les ressources illimitées dont ils disposent, qui s’endettent pour certains, se ruinent pour d’autres, pour créer des richesses, de la croissance et des emplois au Cameroun.

Ces derniers surtout, quelque soit l’aversion qu’ils nourrissent pour Biya Paul et pour son gouvernement, ou alors, disons « régime », pour épouser une terminologie à la mode, et ça c’est quand ils s’intéressent à la politique politicienne, ils ne peuvent pas souhaiter la destruction du Cameroun, la mort de leurs compatriotes qui ne partagent pas leurs visions de leur société, encore moins la mise en péril de leurs propres investissements, juste pour qu’une illusoire alternance ait lieu à la tête de leur État. Ils ont compris depuis longtemps qu’on ne peut améliorer son confort personnel, qu’en y travaillant soi-même. Ils ont déjà fait l’effort d’intégrer ceci que les hommes politiques sont comme ces charlatans, qui vous promettent l’abondance, simplement pour mieux repousser leur propre misère.

Ceux qui ont en effet le moins à perdre dans un Cameroun en ruines et à qui profite paradoxalement le chaos, c’est naturellement ceux-là qui n’y ont jamais rien investi. N'ayant aucun bien personnel à défendre, qu'ils substituent confusément au « bien public », l’objet de tous leurs délires et de toutes les convoitises, ils livrent donc une guerre sans merci à tous ceux qui peuvent profiter des avantages auxquels ils n'ont pas accès. Le bien public, un horizon incompris pour ces incultes totalitaires, des délinquants civiques, qui n’ont pas assez d’outils pour comprendre, que la construction d’un État, d'un pays, repose essentiellement sur le travail, la résilience même et la solidarité de ses citoyens, que sur l'idée saugrenue, qu'ils entretiennent sur le partage des richesses. Ils n’ont déjà rien à gagner - ils ont atteint le fond, mais continuent de creuser -, qu’ils sont prêts à en perdre davantage, si ça peut calmer leurs aigreurs et frustrations.

On ne va pas risquer d’être gagné par la désespérance, quand même, puisqu’il y a heureusement d'autres camerounais issus de toutes les couches de leur société, qui n’ont jamais voté pour Monsieur Biya Paul, le président de leur pays et qui n’ont jamais milité dans sa famille politique, ni dans aucune autre d’ailleurs, mais qui travaillent sans relâche pour que leur pays ne sombre dans l’extrémisme politique ou l’obscurantisme du « Biya-Must-Go ». Ils ne l’ont jamais fait - ça pourrait être mon cas -, pour la simple raison que la démocratie et ses instruments, que sont les élections, la liberté d’expression et tous ces concepts fumeux qui vont avec, ne sont qu’une immense fumisterie, qui sert les intérêts illicites d’une élite minoritaire notoirement mafieuse. Ma conviction. Ces camerounais, susurrais-je, plus que je n'ai envie de le crier, citoyens, plus en devoirs, qu’en droits, puisqu’ils donnent sans jamais rien demander en retour à leur État, sont légitimes à exiger un Cameroun en paix, pour au moins protéger leurs investissements et les emplois qu’ils créent.
 

Retenons pour finir que les causes communes n’ont jamais existé. Le « bien public », entendu comme tel, est tout aussi une vaste escroquerie. C’est à cause de cette crédulité coupable, que les africains remplissent les églises et attendent les miracles d’un Dieu qu’ils espèrent bon et généreux, pour eux, mais pas pour les autres. Oui, que les peuples comprennent cela une fois pour toute, que ceux qui veulent diriger le monde ou leurs pays, poursuivent d’abord et surtout, des ambitions personnelles, sous-entendues égoïstes et c’est pourquoi, des camerounais, dont je fais partie, revendiquent leurs droits à protéger leurs investissements, en misant sur un Cameroun débarrassé de toutes les crises qui la déchirent depuis quelques années, animées par des gens (qui ont la particularité d'être camerounais aussi), dont les seules perspectives sont de détruire ce qu’ils n’ont jamais pu et su construire. 

samedi 3 février 2018

AU LIEU DE SE PLAINDRE DE CLAUDY SIAR, QUI EST DANS SON RÔLE, QUE LES NÈGRES S’EN PRENNENT À EUX-MÊMES

C’est lui qui, par son cri de ralliement malhonnête, avait convié toute la caste moutonnière nègre à aller s’indigner devant une ambassade libyenne vide à Paris. Oui, il avait demandé théâtralement et obtenu des nègres, qu’ils aillent s’indigner de la déshumanisation des noirs en Libye, devant la représentation consulaire d’un pays qui n’a plus d’état, sans institution. Une Libye réduite en ruine et spoliée par la Communauté dite Internationale, que Claudy Siar absout de toute responsabilité dans le destin de millions de libyens et d’africains hypothéqué.

L’esclavage des noirs en Afrique commence pourtant dans les bureaux des employeurs de Claudy Siar au palais de l'Élysée, à Matignon ou au Quai d'Orsay en France. Je demande hein, avait-on attendu les indignations opportunes, notoirement trompeuses de Claudy Siar et de la chaîne de télévision américaine CNN, pour savoir que le noir est une bête de somme ? Les africains, panafricanistes supposés, qui prétendaient se battre pour l’avènement d’une Afrique libre, souveraine et indépendante, étaient allés faire quoi dans cette vaste fumisterie supposément mémorielle et de la lamentation servile ?

Claudy Siar a toujours été du côté du bourreau. Hier, allié objectif et idéologique de Sarko, l’éphémère nano roitelet élyséen juché sur des sabots, qui avait prétendu du haut de son tabouret à Dakar, que l’homme noir n’était pas suffisamment rentré dans l’histoire. Aujourd’hui, il (Claudy Siar) est dans la délégation officielle d’un des représentants les plus cyniques et froids de l’oligarchie, en visite dans un des ses enclos coloniaux en Afrique. Le Sénégal. Cette oligarchie qui maintient pourtant les peuples d’Afrique indignés, chers à Claudy Siar, dans la servitude.

Parlant de ces africains qui s’offrent en festin aux requins dans la mer Méditerranée en tentant de rejoindre l’illusoire eldorado européen à la nage, dont le sort avait justement provoqué l’ire hypocrite de Claudy Siar, les multinationales françaises dont les intérêts sont défendus par Emmanuel Macron, sont les premières responsables. Par exemple, AREVA continue toujours d’affamer les nigériens et de confisquer leurs destins, en leur volant leur uranium depuis 50 ans, ce qui fait d’elle, la première puissance mondiale en énergie nucléaire et du Niger, le pays le plus pauvre de la planète. Enfin presque.

jeudi 2 novembre 2017

Liberté d'expression , ça dépend pour qui...

La ligne éditoriale raciste, racialiste, négrophobe et islamophobe du torchon, torche-cul (peu importe), de « Charly Hebdo » a une nouvelle fois sévit, visant comme à sa vieille habitude, l’islam, par Tariq Ramadan interposé, suite aux plaintes déposées contre lui pour harcèlements sexuels et viols par deux femmes. On peut avoir son opinion sur les violences à caractère sexuel faites sur les femmes en général et sur ce qui est reproché à Tariq Ramadan en particulier. On y a même droit, sans avoir besoin d’embarquer avec, cette haine primaire, congénitale qu’a « Charly Hebdo » envers les musulmans, les arabes et les noirs.
 

On peut facilement et légitimement arriver à ce sentiment que la France est le pays qui a sacralisé les communautarismes et leur hiérarchisation, ceux-là même, qui détruisent tous les liens entre les peuples, fragilisent le vivre-ensemble, tout en prétendant le contraire... La laïcité, qui n'est pas une opinion, mais le principe sacré d'en avoir une, sait être à géométrie variable, en ce sens qu’elle est notoirement restrictive, répressive ou en tous les cas dévoyée, puisqu’elle ne sert finalement que d’instrument pour fixer les limites de l’expression de la (seule) religion musulmane et de tous les éléments, même accessoires, qui participent à la rendre effective.

En France aussi, pays de tous les paradoxes, l’humour est prescrit selon des règles injustes, par les hommes politiques. C’est eux qui établissent les frontières entre l’humour et les propos/actes condamnables, ils décrètent donc de ce qui devraient amuser et faire rire les citoyens, violant ainsi éhontément un principe absolu en France, qui est celui de la liberté d’expression. Une caricature d’un noir avec un nez de babouin ou celle du Prophète Mahomet à genoux et les bijoux de famille en l’air, c’est du domaine de la liberté d’expression, du « droit de rire de tout » cher à la République laïque, quand ça sort des plumes racistes et islamophobes des dessinateurs de « Charly Hebdo ». Dieudonné Mbala Mbala de son côté cesse d’être un humoriste et devient un antisémite, s’il fait allusion aux juifs dans ses sketchs ou s’il ose une main levée, que la bien-pensance française raciste et sectaire assimilera à un salut nazi.

Cette UNE de « Charly Hebdo », cette UNE immonde montrant Tariq Ramadan en érection, une érection qui serait « le 6ième pilier de l’islam », est une infamie de la part de pathétiques intégristes fondamentalistes de la haine, que l’état laïc français a érigé en norme (l'infamie). Dans ma France de valeurs supposées, la liberté ne s’exprime désormais mieux, que dans l'exclusion des minorités, dans l’outrage et dans les transgressions. 

Ce pays n'aime finalement pas la liberté. 

lundi 11 septembre 2017

FRANC CFA, L'OUTIL DE LA SOUMISSION DU NÈGRE, QUI DIVISE EN « COLONIE »

Le Franc CFA, plus que la séculaire crapulerie ou rapacerie de la France en Afrique, bien au-delà j'entends, c'est le symbole par excellence de la soumission, de l'asservissement d'un peuple par un autre. C'est aussi la démission d'un peuple qui face à son destin, à ses nombreux défis, ceux qui le libéreront j'ose croire, capitule...

Dieudonné Mbala Mbala, français, né en France, chaque fois qu'il ose donner son opinion en France, est tout simplement rappelé au souvenir des origines nègres de son papa, une banalité dans ce pays des droits imaginaires, qui consacre la négrophobie et le racisme structurels de la France, qui n'ont - pardon de le dire - jamais ému une nègrerie pitoyable, qui ne s'est jamais démarquée, que par sa veulerie.

Et ce sont des nègres, qui accueillent avec une surexcitation qui interroge, l'expulsion d'un autre nègre des terres d'Afrique - Kemi Seba -, dont le crime est pourtant de mener un combat qu'ils éludent lâchement, au motif bien pensé, qu'il serait de nationalité française... Are you still there ? C'est bien pour ça que l'Afrique, la houe à la main, n'est toujours pas sortie des plantations du Maître. On y arrivera.

La légitimité d'un combat, celui de l'autodétermination, celui du plein pouvoir sur son propre destin, de sa survie, ne se mesure désormais en colonie qu'à la couleur de votre passeport, nous dit la crème de l'intelligence africaine. Noir, vous ne pourrez plus parler au nom de l'Afrique, si vous avez un passeport occidental. En effet, c'est rédhibitoire. Ils disent. Diseurs va ! Pourtant, la très grande majorité des dirigeants africains de ces nègres ont la nationalité du colon.

Le Maitre esclavagiste confisque le destin politique, économique et culturel d'un peuple et ce dernier pour lui répondre, s'inflige le respect d'une loi faite par son bourreau pour le soumettre. Même si Kemi Seba n'a pas inauguré le délit d'opinions, surtout pas en Afrique, serais-je tenté de dire, il devait quand même selon certains bien-pensants africains, respecter une loi qui n'existe pas au Sénégal, un Sénégal qui se dédie, qui méprise son histoire, un Sénégal qui à travers une décision inique d'une élite politique corrompue, a rouvert les portes de ses geôles de la honte - île de Gorée -, pleines du bétail humain nègre, celles qui donnaient sur la mer ou dans les cales des bateaux à destination des plantations de la déshumanisation du maitre aux Amériques...

On finira par trouver la porte, celle qui libère.

lundi 17 juillet 2017

Afrique, sans mémoire, sans révolte, tout est vain...

OPINION | AFRIQUE, SANS MÉMOIRE ET SANS RÉVOLTE, TOUT VAIN... 

Les héros africains d'indépendance sont légion et sont cités dans toutes les conversations qui ont un rapport justement avec l'indépendance des pays africains et la souveraineté de leurs peuples. Leurs combats, leur résilience face à leurs bourreaux sont dans toutes les mémoires, lesquelles sont jalousement conservées comme des trésors dans des coffres forts. Les Um Nyobe, Ernest Ouandié, Félix Moumié, Patrice Lumumba, Thomas Sankara...etc, sont donc une partie importante de l'histoire de l'Afrique. Et le récit de leurs vies aurait dû, pour cette seule raison, faire des émules, servir j'allais dire de rampe de lancement des combats actuels et futurs pour la liberté des peuples d'Afrique. Que nenni ! 

Un peuple qui n'a pas de mémoire est un peuple sans identité, sans âme, donc sans vie. Israël et son peuple se sont construits et ne vivent d'ailleurs que sur le rappel incessant de la Shoah et de tous les drames dont ils auraient été victimes, que personne n'oserait d'ailleurs aller leur faire le procès d'être dans la surenchère victimaire. Surtout pas les israéliens eux-mêmes, qui profitent grandement de cette surexposition permanente de leurs blessures du passé, qui fait d'eux des victimes « éternelles ». Le génocide des juifs est donc aujourd'hui reconnu comme un crime contre l'humanité, une cause mondiale, contrairement à la traite négrière et l'esclavage, qui pourtant, avaient fait infiniment plus de victimes. La mémoire d'un peuple qui a vécu des atrocités est donc une arme redoutable contre ses bourreaux. En effet. Et c'est ce que redoute le plus les ennemis de l'Afrique. Il ne fait pas bon trop se souvenir de tous ces siècles de déni d'humanité à l'homme noir. Une humanité à laquelle le noir lui-même a renoncé, dans le formatage éhonté de sa propre mémoire, à travers - entre autres - la validation des thèses conspirationnistes du prédateur, son ennemi séculaire.  

Si les africains ne doivent pas attendre qu'on vienne leur livrer la liberté sur un plateau d'argent, ils savent déjà - et on le voit à travers leurs innombrables dénonciations -, que c'est à la lutte - une lutte inégale - qu'ils l'obtiendront et que le risque, sans véritable stratégie et l'adhésion de tous, serait qu'ils connaissent finalement le même sort tragique que Thomas Sankara, Mouammar Khadafi et bien d'autres. La lâcheté ici est alors celle de ces africains qui n'excellent exclusivement que dans la dénonciation d'autres africains qui dénoncent l'imposture occidentale en Afrique, qui les maintient pourtant tous dans la servitude. Cette couardise recèle la capitulation mentale, intellectuelle de ces traitres qui s'ignorent et dont l'Afrique a vraiment honte. 

Voici ce que disait Emmanuel Macron, le garant de cette tradition de mépris et de prédation de la France en Afrique, au sujet des polémiques au sujet du Franc CFA: « …Si on ne se sent pas heureux dans la zone franc, on la quitte et on crée sa propre monnaie comme l’on fait la Mauritanie et le Madagascar… » 
C'est en fait une véritable paralysie intellectuelle, parlant de ces africains, que la psychiatrie ne peut plus guérir, qui surenchérissent après le chef d'état français, en disant que la responsabilité incombait aux dirigeants africains de partir ou pas de la zone franc, quand tout le monde sait que la puissance coloniale a tous les intérêts à ce que les chose restent en l'état et qu'elle met d'ailleurs tout en œuvre (déstabilisation, guerres, chantages...etc), pour que rien ne change. 

On ne sera jamais fort dans la seule reconnaissance des forces de son adversaire, mais plutôt dans l'élaboration des stratégies qui permettront de le dominer. 
Les défis de l'Afrique aujourd'hui, ceux qui garantiront sa survie, son développement, c'est le départ effectif, inconditionnel de la France en Afrique et rien d'autre ! Être noir et se faire le relais des discours révisionnistes et négationnistes des prédateurs français ou occidentaux est une honte. 400 ans de saignée (traite négrière, colonialisme, néocolonialisme...etc) n'ont jamais réussi à altérer le determination des africains à s'affranchir, à s'autodéterminer, donc quelques discours traitres de quelques incultes totalitaires africains n'y feront rien. L'Afrique, j’y crois, d’autant plus qu’elle est debout, à jamais ! 

lundi 22 mai 2017

MACRON, LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE...ARRIÈRE

On avait vendu aux français - et ils avaient acheté - la promesse du cosmétique changement des visages de la scène politique française, au détriment du concret idéologique d'un vrai projet de société, dont ils avaient besoin pour la transformation de leur pays. Pendant la campagne présidentielle, à défaut de pouvoir servir aux électeurs les compétences réelles en matière de gestion de la chose publique d'Emmanuel Macron, les médias alignés avaient plutôt mis ad nauseam, le cursus académique plein de diplômes et d'écoles prestigieuses d'Emmanuel Macron. Ce dernier se chargeant d'attaquer les autres candidats - Jean-Luc Mélenchon notamment -, pas sur le fond, ni sur les idées, puisqu'il n'en avait pas, mais plutôt sur leurs âges supposés avancés et leur ancienneté dans le sérail politique français, qu'il s'était juré une fois élu de tout bouleverser et de proposer de nouveaux visages au peuple français. Un peuple qui se mit moutonnement - il fallait s'y attendre - à rêver... 

Jean-Yves Le Drian, l'ancien chef des forces armées françaises qui occupent illégalement le nord du Mali et une partie du Niger, pour mieux superviser et sécuriser le pillage des ressources minières de ces deux pays, avait donc fait son apparition dans un gouvernement « En Marche », qui prônait pourtant le renouvellement du personnel politique et même des pratiques, alors qu'il a 70 ans - cinq de plus que Jean-Luc Mélenchon, raillé justement pendant la campagne présidentielle par Macron d'être très vieux -, et est dans le monde politique depuis près de 50 ans sans discontinuer. 

D'une manière générale, que change t-on réellement dans la classe politique française, qui a épuisé toutes les preuves de son incurie, si on met ensemble François Bayrou, Bruno Le Maire, Gerard Collomb, Marielle De Sarnez, Jacques Mézard, entre autres, un cocktail explosifs de has-been politiques corrompus, qui ringardisent un jeune Président de 39 ans, dont le projet de société était justement le jeunisme, qui finalement, regarde plus derrière lui, que devant ? À noter que tous ces tristes carriéristes forcenés, menteurs irréductibles, avaient juré qu'ils ne soutenaient Emmanuel Macron que parce qu'il avait le meilleur projet pour la France et qu'ils n'avaient négocié aucun poste ministériel pour le faire. Et que voit-on aujourd'hui ? Tous occupent des ministères régaliens dans le premier gouvernement de début de quinquennat de l'ancien banquier d'affaires. 

On peut donc se demander ce qui faisait tant sauter de cette joie naïve, ridicule même, ces africains d'origine et sans droits pour certains, donc sans vote, qui criaient « Macron Président » et « Marine Le Pen on cale en France » ? La politique africaine de la France colonialiste, racialiste et prédatrice à souhait, s'est plutôt retrouvée renforcée avec le jeune homme talentueux de 39 ans à sa tête, qui veillera et de façon résolue - c'est son ADN -, sur les intérêts de l'oligarchie qui vient de financer sa campagne. Un titre de séjour gagné par un sans-papiers en France ne changera pas le destin de l'Afrique, encore moins la propension quasi obsessionnelle de l'état français à la prédation en Afrique - une question de survie. 

Après la deuxième visite officielle d'Emmanuel Macron en tant que président de la république française, au Territoire Français du Nord Mali et du Niger, que les africains arrêtent enfin de divaguer et aillent à l'essentiel, vers les vrais enjeux, j'entends. En effet, les drapeaux de l’Union Européenne et de la France plantés sur le sol prétendument souverain du Mali, disent à suffisance, que rien ne changera dans les rapports de dominants à dominés, de prédateurs à proies, qui a toujours existé entre la France et les États africains de son enclos colonial, malgré le changement de personnel au palais de l’Élysée français. Le président d’un Mali indépendant, Ibrahim Boubacar Keita était donc en visite officielle à Gao (le nord malien) et y avait été accueilli par le nouveau maitre des lieux, Emmanuel Macron. Factuel ! Et quand on retourne en France, on a envie de dire que Laura Flessel comme ministre des sports, ce n’est que l'arbre humaniste et surtout symbolique nègre, loué pour faire diversion et tenter - vainement on l'espère - de cacher une très grande forêt de racailles racistes, négrophobes et notoirement criminelles. Les africains n'ont donc pas fini de pleurer les disparitions dans la mer Méditerranée de leurs enfants, qui essayent de fuir la misère que leur imposent les multinationales - vrais employeurs de Macron - qui pillent leurs richesses chez eux. 

dimanche 14 mai 2017

MACRON EMMANUEL PRÉSIDENT, POURQUOI JE M'EN FOUS

Penser qu'en démocratie, s'opposer à un candidat, à son projet, c'est de l'aigreur ou encore de la jalousie, consacre cette police de la pensée que nous combattons pourtant tous farouchement, ce qui est le fondement même de ce qui tient lieu de nos engagements sur des questions relatives à la politique d'une manière générale et de notre conception d'une société démocratique en particulier. On peut avoir bien lu le programme d'Emmanuel Macron, sans être d'accord avec lui, que ce sera ça heureusement, l'esprit même du débat contradictoire, nécessaire à l'érection d'une société juste, égalitaire, que nous appelons de nos vœux.

Les discours et les actes à caractères racistes, négrophobes, ont émaillé les parcours des politiques de droite et de gauche française prétendument républicaine depuis des décennies, qu'il est un peu curieux et même bête, de ne condamner que les discours aujourd'hui, qui ne prospèrent pas (Front National) - pour n'avoir jamais eu de pouvoir politique jusque là -, que des actes systémiques et institutionnels d'exclusion du nègre, par les amis d'Emmanuel Macron. Ma curiosité s'arrête là...

Penser - aussi - qu'une opposition en politique n'est motivée que par l'aigreur, relève de cette rigidité et de cette inflexibilité intellectuelle propre aux tyrans des républiques bananières, que ne supporte pas l’espace démocratique, lieu par excellence de l’expression des avis pluriels et contradictoires ou alors, ce serait des manifestations résiduelles de la tyrannie dans certains esprits ayant vécu sous des dictatures. Le combat contre la pensée unique, contre le terrorisme intellectuel, ces fléaux qui ont porté Emmanuel Macron au pouvoir, ne sera pas vain. Même si un règne durait 34 ans, voire plus, comme celui de Paul Biya au Cameroun ou alors un quinquennat, comme celui de Macron en France, il arrive un moment fatalement (demandez à François Hollande), que c'est la fin, heureusement, pour le bien de la démocratie…

Je célèbre les peuples, d'où l'horreur que j'ai pour la monarchie présidentielle française faussement démocratique, qui confisque les pouvoirs du peuple souverain, pour les donner à un individu-roi. Je milite donc pour que les peuples soient libres et qu'ils cessent d’être les otages des intérêts mafieux d'une élite qui a imposé la candidature de Macron Emmanuel et fait de lui le président élu de la France, même si le peuple qui a été dans les bureaux de vote pour élire son chef en pense le contraire... Combattons l'éternité des hommes politiques au pouvoir en Afrique et dans le monde, quand ça va contre les intérêts du peuple, mieux, dénonçons la perpétuation d'un système inique, criminel, qui réduit nos peuples à l'esclavage partout dans le monde et dont Macron Emmanuel est l'un des fidèles relais.